Armée française

L'Armée est donc une institution majeure de la République. Elle est sous la direction du ministre de la Défense. L'Armée permet de défendre un pays, mais intervient aussi lors de catastrophes naturelles (séismes, tempêtes, marées noires Erika ou attentats) ou lors de grandes manifestations (Coupe du Monde).

L'Armée française est aujourd'hui partagée en quatre corps : l'Armée de Terre, l'Armée de l'Air et la Marine Nationale et la Gendarmerie Nationale.(Sans oublier bien sûr les sapeurs- pompiers  et la légion étrangère)

 

Armée de Terre :

L'Armée de terre est l'une des quatre composantes des forces armées françaises. Elle est placée sous la responsabilité du Gouvernement (articles 20 et 21 de la Constitution) cependant que le président de la République préside les conseils et comités supérieurs de la Défense nationale et porte le titre de chef des armées.

En opération, les unités de l'armée de terre sont placées sous l'autorité du chef d'état-major des armées (CEMA). Le chef d'état-major de l'armée de Terre est quant à lui responsable, devant le CEMA et le ministre de la Défense.

Qu'est ce que l'armée de Terre :

Une force d'intervention expérimentée et polyvalente

Au service de la Nation, l'armée de Terre professionnelle est une force d'intervention, apte à exécuter sans délai des missions complexes. Qu'elle s'engage comme force de coercition ou d'interposition au sein d'une coalition, comme force de souveraineté et de présence, dans le cadre des missions de sécurité générale et de service public sur le territoire ou comme force humanitaire à l'extérieur, elle intervient le plus souvent en coordination interarmées, dans un cadre multinational. Armée d'emploi, elle possède une aptitude au contrôle continu du milieu physique et humain. Agissant au contact, dans la durée, elle dispose des capacités spécifiques d'adaptation1, de discrimination  et de réversibilité de ses modes opératoires. Ceci donne à son action une valeur politico-stratégique majeure.

Une communauté d'hommes et de femmes motivés et compétents
Unie par une fraternité d'armes forgée dans l'action et entretenue quotidiennement, l'armée de Terre a à coeur de prouver sa compétence ; elle tient à sa spécificité qu'elle met au service du pays. Les hommes et les femmes de l'armée de Terre sont des professionnels, fiers de leur état et intégrés dans la société, solidaires et attachés à l'éthique de leur métier et à leurs traditions. Leur capacité d'adaptation à un environnement complexe et à des circonstances évolutives constitue leur qualité première.
Appelés ou non à combattre, ils constituent, selon leur place et leur rang, un indispensable maillon de l'efficacité opérationnelle globale. Leur motivation, leur confiance dans leurs chefs comme dans leurs pairs, leur savoir-faire ainsi que leur expérience sont les garants de cette même efficacité dans la durée. Quelles que soient les circonstances, ils agissent avec rigueur, discipline, sens de l'initiative et discernement.
Exerçant des responsabilités, ils bénéficient d'une formation de qualité visant à développer leur personnalité, en conjuguant des qualités d'équité, d'ouverture et d'adaptation tout comme celles de décideur, d'organisateur et de meneur d'hommes.

En 1991, l'Armée de terre comptait 280 300 militaires dont 6 000 femmes et 173 500 appelés. Les réserves instruites étaient évaluées à 325 000 personnes.
En 2006, l'Armée de Terre emploie plus de 138 000 professionnels dont 15 000 femmes auquel il faut ajouter environ 16 000 réservistes et 27 500 personnels civils, suite à la suspension du service militaire en 1996. La professionnalisation est achevée depuis 2002.
Le Service action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) longtemps articulé autour de l'unité d'élite 11e Choc est aujourd'hui indépendant de l'armée de Terre.
Les unités peuvent être spécialisées, à l'instar des chasseurs alpins, qui le sont dans le combat en zone montagneuse, des parachutistes militaires, dédiés aux interventions d'urgence, ou des troupes de marine, dédiés au service outre-mer et au combat amphibie.

Les officiers de l'armée de Terre  
 
 
 

Afin d'encadrer des unités opérationnelles et d'exercer d'importantes responsabilités en état-major ou en école de formation, les officiers sont formés au commandement, à la tactique, ainsi qu'aux technologies de pointe. Leurs compétences et leur connaissance de l'institution et de son environnement doivent leur permettre de jouer un rôle de conception qui justifie une solide formation académique et militaire.

Saint-Cyr (ESM) est la grande école de l'armée de Terre. Elle constitue avec l'école militaire interarmes (EMIA) et l'école militaire du corps technique et administratif (EMCTA) un pôle de formation situé à Coëtquidan, près de Rennes. La formation dispensée à Saint-Cyr est sanctionnée par l'attribution du diplôme de Saint-Cyr et le grade de mastaire (Bac+5). Les officiers de la filière scientifique se voient en outre attribuer un diplôme d'ingénieur.

Saint-Cyr est ouvert aux jeunes gens et jeunes filles de nationalité française âgés de moins de 25 ans. L'accès se fait par trois concours abonnés aux épreuves des concours communs des grandes écoles :

- Le concours "sciences".

- Le concours "lettres".

- Le concours "sciences économiques et sociales".

Un concours est également ouvert aux titulaires d'une licence âgés de moins de 23 ans, aux titulaires d'une maîtrise âgés de moins de 24 ans et aux titulaires d'un diplôme de 3ème cycle âgés de moins de 25 ans. Selon leur parcours académique antérieur, les élèves suivent une scolarité de trois ans (CPGE, Bac+3), deux ans (Bac+4) ou un an (Bac+5) à Saint-Cyr, plus une année en école d'application.

L'école militaire interarmes (EMIA) est l'école de la promotion interne de l'armée de Terre (50% des officiers de carrière sont recrutés dans le corps des sous-officiers). Pour intégrer l'EMIA sur concours, il faut être sous-officier, âgé de plus de 22 ans et de moins de 30 ans, avoir au minimum deux ans d'ancienneté et être au minimum bachelier. La durée de la scolarité est de trois ans dont une année en école d'application.

L'EMCTA, quant à elle, forme les cadres administratifs de l'armée de Terre qui sont recrutés sur concours soit avec un diplôme du deuxième cycle, soit pour le recrutement semi-direct, avec le baccalauréat. La durée des études dans cette école est de deux ans dont un à Montpellier.

La carrière d'un officier sortant de l'une de ces écoles s'organise autour de deux parties principales :

1ère partie de carrière : encadrement des formations.

2ème partie de carrière : alternance de poste d'encadrement et de conception en état-major.

Un officier détenteur d'un diplôme de l'enseignement militaire supérieur, obtenu généralement entre 32 et 36 ans, peut prétendre être colonel en moyenne vers 43 à 45 ans.

300 officiers sous contrat, de niveau bac+2 / bac+3, sont également recrutés chaque année dans les filières "encadrement" et "spécialiste". Ils sont destinés à effectuer une carrière courte, respectivement 15 ou 20 ans.

Les sous-officiers de l'armée de terre  
 
 
 

Les sous-officiers sont plus généralement chargés de l'encadrement de contact des unités. Leurs compétences techniques s'exercent dans des domaines aussi variés que le combat, la technique ou l'administration. Hommes et femmes d'action, à la fois cadres et spécialistes, ils tirent leur efficacité et leurs connaissances d'une formation militaire entretenue tout au long de leur carrière.

Deux grandes voies sont possibles pour devenir sous-officier :

La première, la voie directe, demande une décision plus précoce et un niveau d'études initial plus élevé. Le volontaire doit au minimum être titulaire d'un baccalauréat et satisfaire aux épreuves de sélection sur dossier pour intégrer l'Ecole Nationale des Sous-Officiers d'Active (ENSOA) à Saint-Maixent. Il est nommé sergent après 6 mois de service. Sa formation dure sept mois.

La deuxième voie est réservée aux engagés volontaires de l'armée de Terre (EVAT). Ils peuvent, si leur aptitude le permet, suivre une carrière comparable à celle des sous-officiers recrutés directement. Cette deuxième voie mène également à l'ENSOA et permet de devenir sous-officier après deux ou quatre ans de service.

Un sous-officier peut devenir adjudant entre 30 et 37 ans, adjudant-chef entre 33 et 40 ans, s'il a réussi à tous les examens qu'il doit passer dans le cadre d'une formation continue très développée. Les meilleurs d'entre eux peuvent devenir officiers par la voie des recrutements semi-direct ou semi-direct tardif.

Les engagés volontaires de l'armée de terre  
 
 
 

Pour l'armée de Terre, le recrutement des Engagés Volontaires de l'Armée de Terre (EVAT) constitue un défi et

 

une priorité. La formation qui leur est proposée est tournée vers l'action et vers la maîtrise d'une spécialité.

La formation militaire intervient au cours des 4 premiers mois qui suivent l'engagement et peut se poursuivre tout au long des contrats successifs qui peuvent couvrir une période de 22 ans.

La formation technique donne lieu à une première qualification qui les rend immédiatement opérationnels. Au cours du parcours professionnel cette formation conduira à de nouveaux diplômes dont certains, de par leur équivalence dans le civil, prouveront des facilités évidentes sur le plan de la reconversion.

Pour s'engager comme EVAT, il faut être de nationalité française, avoir au minimum 17 ans et demi, et satisfaire aux épreuves de sélection.

 

grades de l'armée de Terre :

La troupe

Les sous-officiers

Les officiers

Les officiers généraux

 

 

Armée de l'Air:

L'Armée de l'air française est la première armée de l'air à être professionnalisée. Dès avant la guerre de 14, la France comprend l'intérêt de développer sa force aérienne et elle aligne les premiers pilotes de combat de la Première Guerre mondiale. Pendant l'Entre-deux-guerres, en particulier dans les années 1930, la Luftwaffe allemande se modernise tant au niveau technique que tactique. L'évolution technique a lieu aussi en France, et l'avion Dewoitine D.520 est excellent. Mais son faible nombre et des tactiques obsolètes entraînent une lourde défaite face à l'aviation allemande.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Français choisissent de miser sur une industrie aéronautique nationale. Dassault Aviation développe, en inventant le concept d'aile delta, la célèbre série des chasseurs à réaction Mirage. À plusieurs reprises, il démontre ses qualités aussi bien dans la guerre des Six Jours qu'à la guerre du Koweït, devenant ainsi l'un des avions les plus populaires et les mieux vendus de l'histoire de l'industrie aéronautique française.

Les missions de l'armée de l'air  
 
 
 

L’armée de l’air est avant tout au service de nos concitoyens. Ses ressources sont mises à profit quotidiennement dans les trois principales missions qui la mobilisent : la dissuasion, la protection de nos concitoyens sur le territoire français, et la défense des intérêts et des valeurs de la France dans le monde.

La dissuasion

Depuis 1964, des avions équipés d’armement nucléaire sont prêts à décoller dans les plus brefs délais dans le cas où nos intérêts vitaux seraient menacés. Cette mission, tenue par les forces aériennes stratégiques, occupe une place importante dans notre outil de défense car, pour un coût budgétaire relativement peu important (13 % du coût de la composante nucléaire), elle offre des capacités différentes et complémentaires de la composante sous-marine.

La visibilité des avions peut être un atout dans le cas d’une manoeuvre dissuasive, destinée à prouver à notre adversaire notre détermination, tout en laissant la place à d’ultimes négociations. Les avions sont par ailleurs basés en France, de sorte que si l’ennemi veut les détruire préventivement, il sera contraint d’attaquer le sanctuaire national et de dévoiler clairement ses intentions. Enfin, la variété des modes de pénétration possibles tant par les plates-formes performantes que par les missiles furtifs est telle que l’ennemi ne peut être certain de toutes les contrer.

La conjonction des composantes aériennes et maritimes renforce sensiblement la crédibilité de notre outil de dissuasion en diversifiant les modes d’action potentiels contre un ennemi qui nous menacerait. Les forces aériennes stratégiques mettent en oeuvre le couple Mirage 2000 N / ASMP (air-sol moyenne portée) qui sera progressivement remplacé dès 2010 par le couple Rafale F3 / ASMP-A. Ces avions sont ravitaillables par des Boeing C-135 FR, qui seront eux aussi remplacés par des avions de type Multirole Transport Tanker (MRTT).

La France est le seul pays européen à détenir en propre cette capacité. Certains pays de l’OTAN fournissent des vecteurs aériens pour pouvoir délivrer l’arme nucléaire, mais celle-ci restant la propriété exclusive des États-Unis, ils ne sont pas indépendants dans leur décision d’emploi éventuel.

La protection de nos concitoyens et les missions de service public

L’armée de l’air met en oeuvre d’importants moyens pour protéger nos concitoyens contre les menaces venant du ciel. Entre 10 000 et 15 000 aéronefs survolent la France chaque jour. Agissant dans un cadre interministériel, plus de 1000 aviateurs veillent 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, afin de détecter et d’identifier tous ces appareils.

Ils garantissent également la liberté d’action des autorités de l’État et la protection des installations majeures du pays. Des moyens de commandement et de contrôle, des systèmes de surveillance et des intercepteurs répartis sur un maillage géographiquement équilibré de bases aériennes, forment le dispositif de la posture permanente de sûreté aérienne. Entre huit et douze avions – Mirage F1, Mirage 2000 et Rafale – , cinq hélicoptères, un Awacs et un ravitailleur sont en alerte, prêts à intercepter, en quelques minutes, des aéronefs rapides ou lents tels qu’avions légers, hélicoptères ou drones. Cette défense aérienne repose aussi sur des accords diplomatiques garantissant la coordination avec les pays limitrophes.

En plus de cette mission essentielle, l’armée de l’air est sollicitée lors des catastrophes naturelles ou industrielles pour secourir les populations en difficulté ou pour soutenir le dispositif de santé publique. Elle participe à d’autres missions de service public comme l’assistance en vol aux avions en détresse, le plan Vigipirate et la lutte contre les feux de forêt. Pour mémoire, sur 12 mois, les appareils d’alerte ont décollé 2 000 fois et ont réalisé 200 missions d’assistance à des appareils en difficulté et 130 opérations de recherche et sauvetage (SAR) qui permettent de sauver une vingtaine de personnes. L’armée de l’air est responsable de la coordination et de la conduite de ces mesures.

Des opérations extérieures dans un cadre interarmées

Notre aviation est engagée ou est prête à intervenir sur un large spectre d’opérations, qui s’étend de la crise humanitaire à la lutte contre le terrorisme. L’armée de l’air est présente sur l’ensemble du globe soit de façon permanente soit de façon temporaire. Près de 3 500 aviateurs sont hors métropole mettant en oeuvre environ 80 appareils dont une vingtaine d’avions de combat : 1/3 en opérations extérieures, 1/3 au sein de forces de présence et 1/3 au sein de forces de souveraineté. Chaque aviateur est un ambassadeur de l’armée de l’air, démontrant au jour le jour, à son niveau, notre savoir-faire et nos compétences.

Pour résumer

La puissance de feu et la très grande mobilité des avions de combat permettent de limiter les effectifs engagés sur ces très vastes théâtres d’opération tout en assurant l’effet militaire demandé. Ainsi, l’armée de l’air offre à chaque fois, avec un rapport coût efficacité inégalé, des ressources originales au profit des décideurs politiques. La crédibilité de l’action de l’armée de l’air se juge au travers de notre cohérence et de notre efficacité dans nos actions quotidiennes et permanentes.

La raison d’être de l’armée de l’air étant ses missions permanentes pour la sécurité des citoyens et son efficacité opérationnelle en tout lieu et en tout temps, l’activité opérationnelle, y compris l’entraînement, doit rester son but ultime. Toute l’action de l’armée de l’air et du personnel doit soutenir cet effort. Mais l’armée de l’air est aussi tournée vers l’avenir, avec un projet pour être plus resserrée, plus polyvalente, de haute technologie et avec de grandes capacités d’adaptation grâce à du personnel motivé et intelligent qui s’appuie sur des processus réactifs. L’armée de l’air doit sans cesse s’adapter tout en continuant à assurer les missions quotidiennes.

Dans un autre registre, des avions de chasse (Mirage F1 CR et Mirage 2000) et des avions de transport tactique (C160) sont pré-positionnés au Tchad. Depuis leur base de N’Djaména, les équipages de l’armée de l’air sont en mesure d’intervenir sur tout le continent africain.
Enfin, les Rafale F2, des Mirage 2000 D et des Mirage F1 CR s’illustrent régulièrement au-dessus de l’Afghanistan en reconnaissant ou frappant des objectifs désignés par les forces spéciales au sol. Ils ont été rejoints en février 2009 par les premiers drones opérationnels dans l’armée de l’air : 3 SIDM (Système Intérimaire de Drone Male) baptisés Harfang

L’armée de l’air compte au 1er janvier 2009 environ 65800 personnes dont 57 400 militaires et 8 400 civils. La population militaire compte 7600 officiers et élèves officiers, 33200 sous-officiers, 15 600 MTA, 600 volontaires et 400 élèves dans les écoles.

Le personnel de l'armée de l'air représente ainsi 15,4 % de celui de la Défense avec un taux de féminisation de 20 %. Seulement 7% des aviateurs font partie du corps du personnel navigant (pilotes, navigateurs, mécaniciens d’équipage). Mais tous concourent avec la même importance à la réussite des missions de l’armée de l’air.

Ils participent en tout temps, en tout lieu et sur tous les théâtres d’opérations aux missions des forces armées, au sein de leur unité d’affectation, dans l’un des 50 métiers qu’ils ont choisi. Les tâches d’exécution sont confiées aux MTA afin de permettre aux sous-officiers de se concentrer sur leur rôle d’encadrement et de spécialistes de haut niveau. Les économies de masse salariale permises par ce « dépyramidage » sont mises à profit pour accroître le nombre d’officiers intégrés dans des structures internationales ou interarmées. Cela est indispensable au rayonnement de l’armée de l’air.

En outre, l’armée de l’air s’appuie sur la réserve militaire pour renforcer son dispositif, entretenir l’esprit de défense et contribuer au maintien du lien Armées Nation. Elle est constituée de la réserve opérationnelle et de la réserve citoyenne.La réserve opérationnelle a vocation à s’intégrer aux unités projetées en opération et à être disponible pour remplir des missions sur le territoire national. Au 1er janvier 2008, 5 800 contrats ont été signés avec un taux d’activité moyen de 25 jours par an. L’objectif fixé à l’armée de l’air par le ministre de la Défense est de 8250 contrats d’ici 2012.La réserve citoyenne, outre sa vocation à fournir un soutien à la réserve opérationnelle, tient une place essentielle en tant que relais d’opinion auprès des autorités locales et de la population. L’armée de l’air compte dans ses rangs de nombreuses personnalités comme David Douillet ou Jean-Claude Killy.

Unités aériennes :

Chasse

Reconnaissance

Transport

Hélicoptères

Outre-mer

GAM

ETEC

EDCA

 


Marine Nationale :

La marine nationale est la marine militaire de la République française.
Elle est appelée familièrement « La Royale », peut-être parce qu'avant d'être nationale elle a été royale et qu'on lui prête un attachement nostalgique à la monarchie ou plus probablement parce que l'état-major de la marine est installé au 2, rue Royale à Paris.
La devise de la marine, inscrite sur tous ses bâtiments, est Honneur et Patrie — Valeur et Discipline.

Structure du commandement :
 
Le commandement des éléments de la Marine s’exerce à travers deux chaînes distinctes: le commandement opérationnel duquel relève la conduite de l’action militaire, et le commandement organique, qui est chargé de la préparation des forces. L’État-Major de la Marine (EMM) quant à lui, est chargé de définir et de faire appliquer la politique générale de la marine

LE COMMANDEMENT OPERATIONNEL

Les mers et les océans sont ainsi répartis en différentes zones maritimes: Atlantique, mer Méditerranée, Manche-mer du Nord, Antilles, Guyane, océan Indien, zone sud de l’océan Indien, océan Pacifique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française.

Les commandants des zones maritimes Atlantique (CECLANT), mer Méditerranée (CECMED), Manche -mer du Nord (COMAR Manche), océan Indien (ALINDIEN) et océan Pacifique (ALPACI) sont placés sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées (CEMA) et exercent, pour son compte, le contrôle opérationnel des forces maritimes qui y opèrent. (Conseiller militaire du gouvernement, le CEMA est responsable de la planification des opérations, de leur conduite, de l’attribution des missions aux échelons de commandement, de l’emploi et de la répartition des forces)

Les commandants des zones maritimes Antilles, Guyane, zone sud de l’océan Indien, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie exercent également le contrôle opérationnel de toutes les forces maritimes qui opèrent dans leur zone de compétence.

COMMANDEMENT ORGANIQUE

La chaîne organique de la Marine relève directement du Chef d’État-Major de la Marine. Le CEMM assiste le CEMA pour l’organisation et l’emploi des forces. Il est responsable de leur préparation et de leur emploi, ainsi que de la planification et de la programmation.

La chaîne organique s’articule en quatre forces œuvrant de concert et correspondant aux principales composantes de la Marine. — La force d’action navale et son commandement (ALFAN) à Toulon, les forces sous-marines (ALFOST) à Brest, l’aéronautique navale (ALAVIA) à Toulon, la force maritime des fusiliers marins et commandos (ALFUSCO) à Lorient. Il s’agit, autour d’états-majors resserrés, de rassembler au sein de chacune de ces forces, l’expertise de son domaine. Les commandants organiques sont également chargés d’organiser l’entraînement de leurs forces et de veiller au niveau de préparation et au maintien de la disponibilité et de l’aptitude opérationnelle de leurs unités:

 

Enfin, la gendarmerie maritime est mise pour emploi auprès du CEMM et placée sous la direction d’un colonel de gendarmerie (COMGENDMAR).

L’ÉTAT-MAJOR DE LA MARINE

Situé rue Royale à Paris, l’État-Major de la Marine (EMM) est chargé de définir et de faire appliquer la politique générale de la Marine. Il revient ainsi à l’EMM:

  • de veiller au respect des contrats opérationnels;
  • d’établir la doctrine d’emploi des forces en cohérence avec les doctrines interarmées, et celles de l’OTAN et de l’Union européenne
  • d’appuyer le CEMM dans son rôle de conseiller pour la mise en oeuvre des forces aéronavales;
  • de définir les conditions du maintien en condition opérationnelle des matériels.

L’EMM étudie les capacités et le format de la marine future, tout en veillant à sa cohérence globale et aux implications en matières de ressources humaines, financière et organisationnelle.

À l’EMM, l’État-Major Opérations (EMM/EMO) agit dans son rôle de conseiller pour l’emploi des forces de la Marine. L’EMO assume également un rôle d’information, de coordination et d’aide à la décision auprès du secrétariat général pour la mer pour le volet "action de l’État en mer" des opérations menées par la Marine.

L’action de l’EMM se traduit par une étroite coopération avec l’État-Major des armées

 

Fonction du CEMM

Rôle du chef d'état-major de la Marine

  • Défini par décret, le rôle du chef d'état-major de la Marine (CEMM) est d'assister le ministre dans ses attributions relatives à la préparation de la Marine.
  • Il est chargé d'établir la doctrine d'emploi de la Marine nationale, et est responsable de l'instruction, de l'entrainement et de l'organisation qu'elle implique. Il adresse au ministre, sous couvert du chef d'état-major des Armées , ses propositions en matière de planification et de programmation des moyens de la Marine. Il établit des plans de mobilisation du personnel et du matériel de la Marine. Il participe à la préparation du budget, et est responsable de l'emploi des crédits ouverts.
  • Il est responsable de la formation, de la discipline et de la gestion du personnel militaire de la Marine à l'exception des officiers généraux. Il définit les spécifications souhaitées des matériels nouveaux, dirige l'évaluation opérationnelle des prototypes, et est reponsable de la mise en place des matériels dans les forces .
  • Il définit les besoins de la Marine en infrastructure militaire et suit la réalisation des programmes. Il propose au ministre les mesures relatives au recrutement, à l'affectation et à l'avancement concernant le personnel militaire de la Marine.

Rôle du major général de la Marine


Au sein de l'échelon central de la Marine, le major général de la Marine, est chargé, d’assister le chef d’état-major de la Marine dans l’exercice de ses attributions organiques et dans son rôle de conseiller du chef d’état-major des armées pour la planification, la programmation et le format de la marine ainsi que pour l’établissement de la doctrine et l’emploi des forces maritimes.
Cité par arrêté, le major général de la Marine dispose:

Il a également autorité sur la commission du patrimoine de la Marine et sur la commission de la tenue de la Marine, qu’il préside.
Le major général est le responsable des budgets opérationnels de programme marine.
Il veille à la coordination de l’action de l’État-major de la Marine avec celle de l’État-major des Armées.
Il représente la Marine au sein de la mission ministérielle d’aide au pilotage.

Forces:

Force d'action navale

Aéronautique navale

Forces sous-marines

Fusiliers et commandos

Gendarmerie maritime

Marins-pompiers

 

 

Gendarmerie Nationale :

 

La gendarmerie nationale est une force de police à statut militaire subordonnée au ministère de la Défense pour les missions militaires et dépend du ministère de l'Intérieur depuis le 01/01/2009 pour les missions de police (la police nationale dépendant elle totalement du ministère de l'Intérieur)
Les gendarmes sont habituellement chargés du maintien de l'ordre dans les zones rurales alors que la police nationale est chargée des zones urbaines.
La gendarmerie dispose de plusieurs groupes d'intervention comme le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ou l'escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN). Leur champ d'action, le nombre d'opérations effectuées et leurs qualités les ont rendus célèbres.
Une subdivision de la gendarmerie constitue la Garde républicaine pour des missions honorifiques au service de l'État.

Le directeur général

 

Le général d'armée Roland GILLES a été nommé directeur général de la gendarmerie nationale le 4 juin 2008 en conseil des ministres. Il a officiellement pris ses fonctions le 30 juin 2008 et succède au général d'armée Guy PARAYRE.

Cette nomination conforte le principe de donner à la gendarmerie nationale un directeur général issu de ses rangs. A l'instar des autres états-majors, la gendarmerie est dirigée au plus haut niveau par un militaire. Le décret n° 73-259 du 9 mars 1973 précise ses attributions.

Le directeur général a la qualité d'officier de police judiciaire et bénéficie d'une habilitation sur l'ensemble du territoire national.

 

La direction générale de la gendarmerie nationale

 

Elle est installée depuis 1969 rue St Didier dans le XVI° arrondissement.

Cependant, l'expansion au fil des ans a rendu nécessaire un déploiement sur onze autres sites répartis sur la capitale et la proche banlieue.

La direction générale de la gendarmerie nationale comprend :

- un cabinet, articulé en bureaux et services;

- une inspection de la gendarmerie (IGN);

- trois services comprenant chacun des sous-directions.

L'Inspection de la Gendarmerie Nationale (I.G.N)

Elle est chargée par le directeur général de missions d'études, d'information et de contrôle. Notamment pour :

- les enquêtes judiciaires dans lesquelles peuvent être mis en cause des personnels de la gendarmerie;

- le contrôle et le conseil administratif des formations de la gendarmerie ainsi que l'analyse économique de la gestion conduite par ces mêmes formations;

- les mesures de prévention et de contrôle relatives à l'hygiène, à la sécurité et aux conditions de travail.

Le Service des opérations et de l'emploi (SOE)

Le général, chef du service des opérations et de l'emploi, a autorité sur

- la sous-direction de la sécurité publique et de la sécurité routière;

- la sous-direction de la police judiciaire;

- la sous-direction de la défense et de l'ordre public;

- la sous-direction de l'organisation et des effectifs;

- la sous-direction de la coopération internationale.

Le Service des ressources humaines (SRH)

Le général, chef du service des ressources humaines, recrute, forme et gère l'ensemble du personnel servant dans la gendarmerie. Il connaît de toutes les questions d'ordre social ou juridique intéressant ce personnel, et élabore et conduit la politique des ressources humaines de la gendarmerie nationale.

Le Service des soutiens et des finances (SSF)

Le contrôleur général des armées, chef du service des soutiens et des finances, traduit en plans et programmes les objectifs budgétaires de la gendarmerie. Dans ce contexte, le SSF est plus particulièrement chargé de l'approvisionnement et du soutien des formations de la gendarmerie.

En liaison avec le service des opérations et de l'emploi, il définit les attributions des organismes extérieurs de la gendarmerie nationale.

Le centre administratif de la gendarmerie nationale (CAGN), le centre technique de la gendarmerie nationale (CTGN), les centres administratifs territoriaux de la gendarmerie (CATG) et les commissariats résidents (COMRES) relèvent sur le plan fonctionnel du service des soutiens et des finances.

Le chef du service des soutiens et des finances a autorité sur les quatre sous-directions suivantes :

- la sous-direction administrative et financière ;

- la sous-direction de l’infrastructure ;

- la sous-direction de l'équipement et de la logistique ;

- la sous-direction des télécommunications et de l’informatique.

Il est en outre assisté d'un officier supérieur adjoint, d’un chargé de projet et de chargés de mission.

La direction générale est un organe qui participe au bon fonctionnement de l'Institution. Elle travaille :

- pour les unités du terrain et à leur profit (au niveau régional, les régions et les légions sont les interfaces indispensables pour que les décisions prises à Paris correspondent bien aux besoins ressentis sur le terrain) ;

- comme un organe d'aide à la décision politique pour tout ce qui concerne la gendarmerie en administration centrale (budget, emploi...).

Le GIGN

 

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) est un outil hautement spécialisé en matière de gestion de crise, d'intervention, d'observation/recherche et de sécurité/protection, dédié à la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et à la sécurité de certains intérêts vitaux de la nation, en France comme à l'étranger, mis à la disposition des plus hautes autorités de l'État.

Le GIGN est rattaché directement au directeur général de la gendarmerie nationale accentuant ainsi la réactivité indispensable aux unités spécialisées.

Commandé par un officier supérieur, s'appuyant sur deux états-majors (opérationnel et soutien) le GIGN s'articule autour de cinq forces :

- trois forces opérationnelles distinctes mais complémentaires : la force Intervention, la force Observation/Recherche et la force Sécurité/Protection ;

- une force Appui opérationnel regroupant des moyens techniques et des compétences transverses indispensables aux autres forces ;

- une force Formation destinée à la formation interne et externe.

A l'issue d'une sélection unique et d'une formation initiale centrée sur le métier de l'intervention, l'ensemble des militaires rejoignent la force Intervention pour une affectation de 2 à 3 ans avant, le cas échéant, d'évoluer vers les autres forces.

L'organisation actuelle de cette unité permet, tout en préservant le niveau d'excellence et les capacités opérationnelles, de développer de nouveaux modes opératoire, de relever le défi des nouvelles menaces, de s'adapter à de nouveaux cadre d'emploi et de renforcer les mécanismes de coopération internationale.

Le GIGN est capable, sur des situations extrêmes, d'engager instantanément dans le dispositif d'intervention une force cohérente de 280 hommes hautement spécialisés.

Le GIGN est en mesure de conduire à son niveau des actions complexes, mais aussi de participer à des opérations de grande ampleur, en coordination avec d'autre formations de la gendarmerie nationale, des services de la police nationale ou des unités des autres forces armées.

Missions :

Sécurité routière

Police judiciaire

Ordre public et sécurité générale

Internationales

 

Personnels de la gendarmerie nationale

Les personnels de la gendarmerie comprennent des militaires (officiers, sous-officiers et volontaires) et des civils (fonctionnaires et ouvriers d'État).

Au 31 décembre 2006, l'effectif total est de 105 389 personnels.

Les 103 481 militaires de la gendarmerie nationale se répartissent en :

Officiers et sous-officiers de gendarmerie: ils servent dans les emplois directement opérationnels ainsi que dans les emplois nécessitant une expérience professionnelle fondée sur l'alternance entre des emplois en unité opérationnelle et des emplois en état-major.

Officiers et sous-officiers des corps techniques et de soutien de la gendarmerie: ils occupent les emplois qui imposent des sujétions particulières découlant du statut militaire (disponibilité etmobilité) ainsi qu'une spécialisation poussée dans le domaine administratif ou technique.

Gendarmes adjoints volontaires: ils servent dans les emplois opérationnels ou de soutien qui imposent les sujétions particulières découlant du statut militaire mais qui peuvent être tenus par des personnels disposant soit d'une qualification professionnelle directement exploitable pour une période d'un à cinq ans soitd'une formation élémentaire de courte durée ne nécessitant pas une expérience au sein de l'institution.

Personnels civils : ils servent dans des emplois d'encadrement, d'experts ou de spécialistes dans les domaines administratifs, logistiques et techniques qui ne sont pas soumis aux exigences découlant du statut militaire mais qui nécessitent l'emploi d'un professionnel. Tous les emplois sont ouverts aux femmes à l'exception de ceux de sous-officiers affectés au sein des formations de la gendarmerie.

Les effectifs et les unités se comptabilisaient comme suit :

Gendarmerie Départementale :

Gendarmerie Mobile : 123 escadrons

Formations Spéciales :

Autres unités :

 

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Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ont relégué au second plan la menace traditionnelle qui modelait l'organisation de la défense nationale.

Les États ont désormais à faire face à des menaces dites " asymétriques " dont les contours et les modes d'action sont protéiformes et diffus. Le terrorisme figure en bonne place parmi celles-ci, mais également la criminalité organisée dont les activités maffieuses, généralement transnationales, peuvent menacer les économies et déstabiliser les sociétés. Par son spectre missionnel étendu, la gendarmerie nationale se révèle être aujourd'hui un acteur central et particulièrement pertinent du dispositif de l'État dans le domaine de la Défense.

Composante la plus importante après l'armée de terre, l'institution contribue avec ses 100000 hommes et femmes, auxquels il convient d'ajouter la réserve (40000 personnes), à la réalisation des quatre fonctions stratégiques définies dans le Livre blanc de 1994.

Dissuasion : son action dans la fonction dissuasion apparaît dans l'exercice du contrôle gouvernemental de l'arme atomique confié à la gendarmerie de sécurité de l'armement nucléaire;

Prévention : elle contribue au dispositif de prévention par son action de renseignement issu du maillage territorial de ses unités et agissant comme autant de " palpeurs immergés " ;

Protection : c'est cependant dans la " fonction protection " que le rôle de la gendarmerie apparaît le plus naturellement; ceci dans la triple protection de l'individu citoyen, des espaces et de l'État- Nation. Une grande variété d'unités agit en ce sens, qu'il s'agisse des unités de gendarmerie départementale " classiques " (brigades et communautés de brigades territoriales de métropole ou d'outre-mer, unités de recherches, pelotons de surveillance et d'intervention), de gendarmerie mobile, de la garde républicaine ou encore, d'unités et de formations spécialisées : gendarmeries maritime et de l'air; gendarmeries des transports aériens et de l'armement, formations aériennes... sans oublier le groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN) et ses capacités uniques d'intervention en matière de contre-terrorisme sous toutes ses formes (maritime, aérien, NRBC...);

Projection : s'agissant de la projection des forces, elle intervient sur les théâtres d'opérations extérieures dans le cadre de ses missions traditionnelles de prévôté aux armées, mais également en unités constituées dans le cadre d'opérations de maintien de la paix, de missions de renseignement, de restauration des capacités de police ; ceci sous mandats national ou international (ONU, OTAN, européen...)

 

La Légion étrangère :


La Légion étrangère est un corps d'élite de l'armée de terre française qui fut créé le 10 mars 1831 par le roi Louis-Philippe. Elle rassemble, à cette date, les différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses, issus de la « Paix perpétuelle » signée après la bataille de Marignan et le régiment Hohenlohe. Cette troupe nouvelle, basée en Algérie, est destinée à combattre hors du territoire national.
Elle accueille les volontaires étrangers, suite à leur impossibilité d'être enrôlés dans l'Armée française après les Trois Glorieuses en 1830. La création de ce corps spécial est lié à la volonté de rassembler les étrangers dans une unité particulière afin que l'armée régulière ne se divise pas en factions ethniques ou culturelles
Ce corps a servi principalement à la défense de l'Empire colonial français et pendant la décolonisation, comme lors de la guerre d'Indochine et plus tard de la guerre d'Algérie.
Parmi leurs plus grands faits d'armes, le combat de Camerone au Mexique (à 65 contre 2 000 le 30 avril 1863) est devenu la fête de Tradition, ou le siège de Tuyen Quang en 1885 qui a vu 600 légionnaires encerclés et assaillis par dix mille chinois résister pendant trente-six jours avant l'arrivée de renforts.
Engagée dans quasiment tous les conflits et opérations militaires français depuis sa création, elle bénéficie d'une image d'excellence et de corps d'élite. Cette image, associée à la réputation sulfureuse des candidats en rupture de ban venus y chercher le refuge et l'anonymat, contribue à maintenir une certaine aura autour de ce corps.

Louis-Philippe, roi des Français, créée la Légion étrangère le 9 mars 1831. Il reprend alors une formule qui a fait ses preuves sous l'Ancien Régime ou dans la Grande armée : les étrangers au service de la France. Il introduit cependant une nouveauté : regrouper ces étrangers au sein d'une même unité plutôt que de former des régiments par nationalité.

Bâtie sur ce principe, la Légion se montrera à la hauteur de l'héritage glorieux que lui transmettent les 400 régiments étrangers qui l'ont précédée. Son efficacité est rapidement prouvée et elle sera d'être employée sur tous les théâtres d'opérations en Europe et outre-mer. En un mot : partout où la France aura décidé d'engager ses armées.

1831 : la conquête de l'Algérie vient de commencer et réclame déjà de nombreux renforts. La Légion est créée pour fournir cet appoint de troupe. Elle se forme à partir de soldats de métier, sans emploi après les guerres impériales, et de révolutionnaires venus de l'Europe entière qui ont trouvé refuge en France. Les étrangers ont quitté précipitamment leur pays et n'ont plus de pièces d'état civil. Pour faciliter leur recrutement, le législateur autorise les engagements sur simple déclaration d'identité. Cette disposition, simplement utilitaire à son départ, permet en pratique de commencer une nouvelle vie. Une grande partie du mythe de la Légion, et du mystère qui entoure le légionnaire, vient de cette "deuxième chance" que la Légion offre à ceux qui acceptent ses règles. La loi du 9 mars 1831 (entérinée par décret d'application le 10 mars) pose ainsi les deux principes essentiels qui fondent, encore aujourd'hui, la particularité de la Légion : le service à titre étranger et la possibilité de servir sous identité déclarée.


legionnaire 1831

1831 : l'Algérie

Les premiers légionnaires débarquent en Algérie en août 1831. Le 27 avril 1832, ils reçoivent le baptême du feu devant Maison Carrée et se taillent la réputation de soldats vaillants et endurants au fil des combats. Dans le même temps, ils manient tour à tour la pioche et le fusil et imposent un style qui deviendra bientôt la marque de la Légion : le soldat-bâtisseur. Leur chef-d'oeuvre : Sidi-bel-Abbès, une ville qu'ils bâtissent en 1843 et qui deviendra leur Maison Mère et la capitale de la Légion...


legionnaire 1835

1835 : l'Espagne

Le 29 juin 1835, quatre ans après sa création, la Légion étrangère est cédée au gouvernement espagnol pour soutenir la reine Isabelle II dans sa lutte contre la rébellion carliste. En 1838, 500 légionnaires seulement rejoindront la France sur les 4.000 partis derrière leurs officiers.

Au cours de cette campagne naît l'amalgame, un principe toujours en vigueur de nos jours. Peu satisfait du système des bataillons par nationalités, le général Bernelle va brasser les légionnaires dans les unités, quelles que soient leur origine. Il impose également le français comme langue de commandement. La Légion y trouvera une cohésion jamais démentie.


legionnaire 1835

1835 : la nouvelle Légion

L'absence des légionnaires s'est fait cruellement sentir en Algérie. Le 16 décembre 1835, moins de six mois après s'être séparé de la première, Louis Philippe décide la création d'une nouvelle Légion étrangère. Les effectifs sont facilement levés. En 1840, la Légion se scinde en deux régiments. La nouvelle Légion marche sur les traces de son aînée. Constantine (1837), Djidjelli (1839), Millianah (1840), Zaatcha (1849), Ischeriden (1857) constituent les étapes d'un parcours glorieux. La Légion acquiert sa réputation : une troupe solide au feu, rustique et endurante, sur laquelle on peut compter en toutes circonstances.


legionnaire 1854

1854 : les guerres impériales

Sans interrompre son action en Algérie, la Légion participe aux campagnes du Second Empire. En Crimée (1854-1856), avec le siège de Sébastopol, et en Italie (1859), où elle s'illustre à Magenta et à Solferino.

1863 : l'année du Mexique

La Légion étrangère y conquière son plus beau titre de gloire : le combat de Camerone. L'héroïque résistance de la compagnie du capitaine Danjou dans la hacienda de Camerone est adoptée comme un symbole. Il s'agit, encore aujourd'hui, d'un modèle de comportement au combat dans toute la Légion. Faire Camerone devient alors l'expression qui illustre le sens du devoir lorsque les circonstances du combat deviennent défavorables...


legionnaire 1863

1870 : premier engagement sur le sol français

La France est en difficulté face à la Prusse. Une première : contrairement à ce que prévoyait l'ordonnance de 1831, la Légion est appelée à servir sur le territoire continental du pays. Pour la première fois, elle incorpore également dans ses rangs des volontaires à statut particulier : les engagés volontaires pour la durée de la guerre (EVDG). Malgré cet afflux massif de recrues, la Légion combat dans les rangs de l'Armée de la Loire et connaît l'amertume de la défaite.


legionnaire 1870

1883 : à la conquête de l'Empire...

L'année 1883 voit la relance de la politique d'expansion coloniale de la France. Le gouvernement renforce les effectifs de la Légion et en fait le fer de lance de ses corps expéditionnaires. Au Tonkin, dès 1883, sur l'île de Formose (1885), au Soudan (1892-1893), au Dahomey (1892-1894), à Madagascar (1895-1905) et au Maroc (1900-1934), les chefs militaires et coloniaux apprécient la valeur exceptionnelle de cette troupe "à qui l'on peut tout demander". La réputation de la Légion étrangère est telle que le général Gallieni, désigné pour prendre le commandement du corps expéditionnaire de Madagascar formulera cette étonnante condition : "Je demande d'emmener avec moi 600 hommes de la Légion étrangère afin de pouvoir, le cas échéant, mourir convenablement"...

Mais la Légion n'est pas seulement une troupe combattante. Dans la phase de pacification qui succède aux avancées de l'armée française, elle participe activement, par la qualité et l'ampleur de ses travaux de génie civil, à la mise en valeur de la colonie.



 

legionnaire 1914-1918

1914-1918 : la première guerre mondiale

La Légion est à l'oeuvre au Maroc quand la Première Guerre Mondiale éclate. Une tradition, toujours en vigueur, s'applique alors : lorsque la France est en guerre, on demande aux légionnaires originaires du pays belligérant s'ils souhaitent ou non aller se battre contre leurs concitoyens. Le général Lyautey gardera ainsi les possessions françaises du Maroc, de 1914 à 1918, avec des légionnaires d'origine allemande. Les autres officiers généraux encadreront les volontaires étrangers qui, plus nombreux encore qu'en 1870, s'engagent pour défendre notre pays.

Cinq régiments de marche sont constitués. En raison des pertes sévères, ils sont réunis en en seul le 11 novembre 1915, pour former le légendaire Régiment de marche de la Légion étrangère. Le colonel Rollet commande le RMLE après la mort du colonel Duriez, tué à la tête de ses hommes. Il ramène de ces quatre années de guerre le drapeau le plus décoré de l'armée française avec celui du régiment d'infanterie coloniale du Maroc.


legionnaire 1920

1920 : pacification du Maroc et du Levant

A partir de 1920, la Légion est engagée sur deux théâtres :

au Levant (Syrie et Liban), dans le cadre d'un mandat de la Société des Nations, et au Maroc, pour la phase finale de la pacification du pays. Inlassablement, les légionnaires marquent le territoire de leur trace. Le plus beau symbole de leur oeuvre reste le tunnel de Foum Zabbel, percé au pic et à la pioche dans le granit sur la route du Ziz. Bâti par les sapeurs pionniers du 3ème étranger, cet ouvrage est toujours mentionné sur les cartes actuelles comme étant "le tunnel du légionnaire".


legionnaire 1939-1945

1939-1945 : la seconde guerre mondiale

En 1939, la Légion présente le plus gros effectif de toute son histoire, avec plus de 45.000 hommes. Les 11ème et 12ème REI, le GRD 97, les 21ème, 22ème et 23ème RMVE (régiments de marche de volontaires étrangers), disparaissent dans la tourmente de 1940. La toute jeune 13ème DBLE (Demi-brigade de Légion étrangère) s'illustre à Narvik (Norvège), seule victoire française de la campagne de 1940. Elle entreprend ensuite une épopée qui la mènera de Bir Hakeim jusqu'à la victoire finale, aux côtés du 1er REC et du nouveau RMLE.

La guerre se termine en Europe mais les Japonais attaquent par surprise, le 9 mars 1945, l'ensemble des garnisons françaises d'Indochine. Une retraite épique, menée avec énergie par le général Alessandri, permet au 5ème REI, le régiment du Tonkin, de se regrouper en Chine, après deux mois de marches et de combats. Avec plus de 9.000 morts, la Légion étrangère a lourdement contribué à la libération de l'Europe, sans pour autant connaître le repos dans les années suivantes.

 

 

legionnaire 1946-1954

1946-1954 : la guerre d'Indochine

A partir de 1946, le 2ème REI, la 13ème DBLE, le 3ème REI et le 1er REC débarquent successivement en Indochine. Ils sont bientôt renforcés par des unités d'un type nouveau : les bataillons étrangers de parachutistes. Dans cette guerre où le gouvernement ne veut pas engager le contingent, la Légion sera largement mise à contribution avec des effectifs qui atteindront dans cette période 30.000 hommes, dont une large majorité d'allemands. De Phu Tong Hoa à Dien Bien Phu, la Légion perd en Indochine 300 officiers dont 4 chefs de corps, et plus de 11.000 sous-officiers et légionnaires. Cette campagne est la plus meurtrière de toute son histoire.


legionnaire 1954-1962

1954-1962 : retour en Algérie

Avant même que ne cessent les hostilités en Indochine, les premiers troubles apparaissent en Afrique du Nord. La Légion combat d'abord au Maroc et en Tunisie. En Algérie ensuite, où elle inflige de sévères pertes aux bandes rebelles. Malgré les résultats militaires des opérations, l'Algérie deviendra algérienne et les légionnaires devront quitter cette terre sur laquelle, cent trente ans plus tôt, leurs aînés avaient débarqué. En 1962, le monument aux morts et la Maison Mère quittent Sidi-bel-Abbès pour être implantés à Aubagne. La Légion va chercher à se créer de nouvelles racines.


legionnaire 1962

1962 : la transition

Engagée sans relâche au combat depuis sa création, la Légion aborde les années soixante dans une configuration totalement nouvelle. A l'instar du reste de l'armée, ses effectifs ont été largement diminués et son centre de gravité s'est déplacé en métropole. Elle conserve néanmoins une forte vocation à l'emploi outre-mer et y maintient une présence importante. Des garnisons sont créées à Madagascar, en Guyane, à Djibouti, en Polynésie française et dans l'archipel des Comores. Dans ces années où le baroud se fait rare, le légionnaire va trouver l'occasion de se dépasser en se lançant dans des chantiers dignes de ses anciens du Maroc. Le 5ème RE crée en Polynésie les infrastructures nécessaires aux essais nucléaires français. En Guyane, le 3ème REI accomplit des exploits pour percer la route de l'est et aménager le site de lancement du centre spatial guyanais. En métropole, le 61ème BMGL puis la CRTLE travaillent à la construction de pistes dans les grands camps militaires du Sud de la France (dans le Larzac ou à Canjuers par exemple).


legionnaire 1969

1969 : retour aux opérations

La Légion est engagée au Tchad de 1969 à 1970, et y retournera de 1978 à 1988. En 1978, les feux de l'actualité se braquent le 2ème REP. L'audacieuse opération aéroportée menée sur Kolwezi (Zaïre) permet au régiment de sauver la population européenne du massacre. En 1983, la Légion s'engage à Beyrouth, dans le cadre de la Force multinationale de sécurité.


legionnaire 1991

En 1991...

... lors de la guerre contre l'Irak, plus de 2.500 légionnaires participent au sein de la division Daguet à l'opération victorieuse Tempête du désert. Le 1er REC, le 2ème REI et le tout jeune 6ème REG y gagneront chacun une citation à l'ordre de l'armée. Les opérations vont ensuite se multiplier pour la Légion et le reste de l'armée française, dans un cadre qui devient multinational.


legionnaire 1992

1992-2000 : un nouveau cadre d'emploi

1992 marque le début des actions de maintien de la paix sous l'égide de l'ONU. La Légion intervient au Cambodge (1992-1993), en Somalie (1992 et 1993), au Rwanda avec l'opération Turquoise (juillet à septembre 1994). Depuis 1993, les unités Légion se succèdent en ex-Yougoslavie dans le cadre des mandats fixés à l'armée française.

Ils restent prêts à intervenir dans des missions plus classiques comme ce fut le cas en 1996 à Bangui, en 1997 à Brazzaville.


legionnaire 2008

2001 - 2009...

Maintien de la paix, rétablissement de la paix, interposition, contrôle de foules, collecte d'armes : les légionnaires s'adaptent à toutes les missions qu'un leur confie. En 2002, ils étaientà Kaboul, certains comme instructeurs pour participer à la formation de la nouvelle armée afghane, d'autres pour déminer. En 2004 et 2005, la Légion est engagée en Haiti, en Afghanistan (dans le cadre des opérations PAMIR et EPIDOTE), en Côte d'Ivoire, au Kosovo et en Asie du Sud-Est, dans le cadre de l'opération BERYX d'aide aux victimes de catastrophes naturelles. En 2006, elle est engagée à nouveau en Côte d'Ivoire, mais aussi au Liban, dans le cadre de l'opération BALISTE, puis dans le cadre de la FINUL renforcée. Et toujours, quelle que soit la mission du moment, ils s'entraînement inlassablement pour être immédiatement opérationnels d'ils devaient être engagés dans un conflit à haute intensité. Depuis 2007 la Légion étrangère participe dans divers opérations éxtérieurs (Afghanistan, Tchad, Liban...).


En 2007, environ 7.700 hommes perpétuent cette tradition : 400 officiers, 1.700 sous-officiers et 5.600 légionnaires, repartis en de deux types de régiments.
3 régiments forment le "socle"
Ils assurent l'administration générale de la Légion, au profit du Commandement de la Légion étrangère (1° RE) et l'instruction des légionnaires et cadres (4° RE).

8 régiments de "combat"

5 régiments sont stationnés en métropole :

 

3 formations stationnées hors métropole :

 

 

Sapeurs-pompiers de France :

Le terme « pompier » vient de la pompe à bras utilisée auparavant pour éteindre les incendies (avant l'arrivée des pompes à vapeur, puis à moteur à explosion). Le terme « sapeur », vient du fait que le premier corps créé en France par Napoléon Ier était un corps militaire du génie(synonyme de sapeur: soldat;sens : soldat du génie).

Créé sous l'Empire, le corps des sapeurs-pompiers dont les bases furent jetées en 1699 par Du Perier, est l'aboutissement d'une lutte contre des incendies dévastateurs, longtemps assurée par des capucins ayant pour seules armes seaux et crochets, plus tard aidés par un système de guet, puis par les maçons et charpentiers réquisitionnés sous peine d'amende.

Les pompiers de Paris


Sous la Révolution, les pompiers de Paris avaient reçu une arme, une tenue militaire et une hiérarchie faisant directement référence à l'armée (Commandants, lieutenants, sous-lieutenants, etc.). Cependant Bonaparte trouva, sous le Consulat, une situation où la discipline était loin de régner : les pompiers n'étaient pas très souvent dans leur caserne et ceux qu'on appelait alors les "gardes-pompiers" gardaient fort peu le matériel, on point d'oublier de le ramener au dépôt. Une tentative de réformes se révéla dramatiquement insuffisante lors de l'incendie de l'ambassade d'Autriche en 1810. La catastrophe matérielle et humaine, doublée d'un déplorable impact diplomatique, fut la cause d'une réforme radicale, le décret du 28 septembre 1811, qui est à l'origine de l'actuelle organisation des pompiers de Paris. Désormais appelés "sapeurs-pompiers", ils furent officiellement intégrés dans l'armée et formèrent un bataillon divisé en 4 compagnies. Depuis 1967, ils forment une brigade. Leur nombre tourne actuellement autour du chiffre de 7000.

L'aspect le plus méconnu de l'histoire des sapeurs-pompiers, de ceux de Paris, mais aussi de ceux de province, concerne leur vocation initiale de forces supplétives pour les opérations de maintien de l'ordre. Pourtant, le décret de 1811 précisait bien que les pompiers de Paris étaient armés d'un fusil et soumis aux lois militaires, afin de concourir, éventuellement, sous les ordres du Ministre de l'intérieur et du Préfet de police à des tâches de police et de sûreté publique. Ce faisant, on prenait le risque de voir se reproduire chez eux ce qui se passait avec la Garde nationale : qu'une force prévue pour le maintien de l'ordre se retourne à l'occasion contre le pouvoir établi. C'est ce qui se produisit à l'occasion de la Révolution de février 1848 : accompagnant la Garde nationale dans un basculement qui fit sombrer la Monarchie de Juillet (Louis-Philippe), les pompiers de Paris contribuèrent à l'établissement de la Seconde république. Mais alors, même aux yeux d'un régime qui leur devait partiellement d'avoir été mis au pouvoir, ils portaient désormais la tache d'un légalisme qui n'était plus sans faille. Ne pouvaient-ils pas s'insurger à nouveau? C'est pourquoi ils furent désarmés après les Journées de juin 1848. On ne leur rendit leurs armes qu'en 1850, après avoir dispersé les éléments suspects dans d'autres unités de l'armée. Depuis, il ne fut jamais question d'une quelconque indiscipline au sein des pompiers de Paris. Il faut dire aussi que, suffisamment accaparés par la lutte contre l'incendie et les nouvelles tâches de la sécurité civile (cf. chapitre suivant), ils eurent de moins en moins de temps à consacrer au maniement des armes et que leur fusil sert surtout à leur donner une allure martiale dans les défilés. Ceux qui ignorent leur histoire croient sincèrement qu'elle n'a jamais servi qu'à des fins de parade. Il suffit de voir leur uniforme et leur équipement dans la deuxième moitié du XIXe siècle pour se convaincre du contraire.

II - Les pompiers de province

Les pompiers de province ont été pour la première fois pris en considération dans un texte officiel lorsqu'une circulaire du Ministre de l'intérieur du 6 février 1815 prescrivit aux préfets de créer dans les communes des corps de pompiers volontaires.

La Monarchie de Juillet (loi du 22 mars 1831) les engloba dans la Garde nationale. Ainsi, les pompiers volontaires pouvaient eux aussi être utilisés à des fins de maintien de l'ordre. Mais leur sort semblait désormais lié à celui de la Garde nationale. C'est pourquoi, lorsque celle-ci fut dissoute dans les circonstances que l'on sait (Commune de Paris), les pompiers volontaires de province disparurent pour quelques années. Ils furent recréés par un décret de 1875 et un autre de 1903. A noter que ces deux textes avaient prévu la possibilité de leur confier des armes avec l'accord des autorités militaires. Bien que cette possibilité n'ait jamais été utilisée, et bien que les textes postérieurs n'y aient plus fait allusion, nous avons ici la confirmation que la tenue des pompiers (pendant longtemps), leur comportement, leurs fanfares et parfois leurs armes (pour Paris) ne s'expliquent pas uniquement par le goût du public pour les défilés d'allure martiale.
Ce constat nous conduit à une incursion anachronique dans le XXe siècle pour montrer en contraste, la militarisation des pompiers de Marseille qui, elle, ne doit rien à des préoccupations de maintien de l'ordre, mais bien à l'efficacité dans la lutte contre l'incendie. Il faut savoir que la loi précitée du 22 mars 1831 avait autorisé les communes à constituer des corps de sapeurs-pompiers professionnels, qui n'appartenaient pas à la Garde nationale et qui, encasernés, étaient payés et entretenus par les budgets municipaux. Pour des raisons financières au regard de l'importance des risques, ces pompiers professionnels apparurent d'abord dans les plus grandes villes de province. Or, un catastrophique incendie qui détruisit en 1938 le magasin "Les Nouvelles galeries de Marseille démontra la scandaleuse insuffisance du corps de sapeurs-pompiers que la ville de Marseille avait mis en place. Or il y avait à Marseille d'excellents pompiers. Il s'agissait des Marins-pompiers, appartenant à la Marine nationale, et chargés de lutter contre les incendies se déclarant sur les navires et sur tout ce qui flottait dans le port, ainsi que dans les bâtiments de ses dépendances (dépôts d'explosifs, docks, entrepôts, etc.). C'est donc très logiquement qu'un décret-loi de 1939 étendit la compétence des Marins-pompiers à l'ensemble de la ville de Marseille. Ainsi, Paris et Marseille sont les deux seules villes de France possédant des pompiers militaires, mais cela pour des raisons historiques radicalement différentes.

Les Sapeurs-pompiers de France ont réalisé 4 027 900 interventions en 2008, soit 2% de plus que l'année précédente. Cela représente environ une intervention toutes les 8 secondes.

Cet investissement des sapeurs-pompiers est motivé par  un héritage de valeurs fortes : altruisme, don de soi, engagement et solidarité.


Pour une efficacité toujours plus forte, les pompiers reçoivent une formation continue, adaptée à leurs missions et matériels, sans pour autant se couper du lien avec les populations locales dont ils évaluent, au jour le jour, les attentes et les besoins.

Les missions des Sapeurs-Pompiers :

Le secours à personnes

Incendies

Accidents de la circulation

 

source : Ministère de la défense