présidents de la République Française

Napoléon III –(1848 - 1852 )Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, (20 avril 1808 - 9 janvier 1873) est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix au suffrage universel masculin. À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la Constitution de la IIe République, il est candidat à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel masculin en France. Ses adversaires sont Louis Eugène Cavaignac (républicain modéré), Alphonse de Lamartine (républicain), Alexandre Ledru-Rollin (républicain avancé), François-Vincent Raspail (socialiste) et Nicolas Changarnier (légitimiste). Durant la campagne qu'il fait financer par son amie anglaise, Miss Harriet Howard, et par le marquis Pallavicini, il prend de nombreux contacts (Proudhon, Odilon Barrot, Charles de Montalembert ...) et parvient à recevoir le soutien du parti de l'ordre, à commencer par Adolphe Thiers, mais aussi le soutien de Victor Hugo pour qui alors le nom de Napoléon ne peut se rapetisser. Les votes ont lieu les 10 et 11 décembre 1848 et les résultats proclamés le 20 décembre. Louis-Napoléon est élu pour quatre ans avec 5 572 834 voix (près de 75 % des voix) contre 1 469 156 voix à Cavaignac, 376 834 voix à Ledru-Rollin, 37 106 voix à Raspail et quelques 20 000 voix à Lamartine. Premier président de la République, âgé de 40 ans et 8 mois, il reste à ce jour encore le plus jeune a avoir occupé cette fonction. Son élection profite à la fois de l'adhésion massive des paysans, de la division d'une opposition hétérogène, qu'elles soient de gauche, modérée ou royaliste et de la légende impériale.

 

Troisième République (1870 - 1940)

 

Adolphe Thiers – (1871 - 1873) né le 16 avril 1797 décès le 3 septembre 1877- Premier président de la IIIe République, Adolphe Thiers est né à Marseille d’une mère grecque et d’un père docker. Après des études de droit à Aix, il devient avocat puis journaliste libéral à Paris. Il devient rapidement un des hommes en vue de l’opposition au régime monarchique et un défenseur de la théorie d’une monarchie strictement parlementaire.

Patrice de Mac Mahon – (1873-1879) né le13 juillet 1808 Décès 8 octobre 1893-Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, duc de Magenta, prince de Solférino est né le 13 juin 1808 au château de Sully, près d'Autun. En 1820, il entre au Petit Séminaire des Marbres à Autun. Il achève ses études au collège Saint-Louis à Paris, puis il entre à l’école spéciale militaire à compter du 23 octobre 1825, il rejoint pour deux ans l’école d’application d’état-major, le 1er octobre 1827. Sorti de l'École militaire de Saint-Cyr, il entre dans l'armée en 1827, et sert d'abord lors de l'expédition d'Alger, où il se fait remarquer par sa capacité et sa bravoure. Rappelé en France, il attire de nouveau l'attention lors de l'expédition d'Anvers en 1832. Il devient capitaine en 1833, et cette année-là revient en Algérie. Il mène des raids de cavalerie audacieux à travers les plaines occupées par les bédouins et se distingue au siège de Constantine en 1837. Depuis cette date jusqu’à 1855, il est presque constamment en Algérie et accède au grade de général de division. il fut élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et après avoir limogé le président du Conseil Jules Dufaure, il le remplace par le duc Albert de Broglie un monarchiste, projetant ainsi une restauration de la monarchie. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Avec le duc de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures d'ordre moral.

Jules Grévy – (1879-1887) Né le 15 août 1807 Décès le 9 septembre 1891, d'une famille aux convictions républicaines. Après de brillantes études au collège de l'Arc à Dole, il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier. Sous la monarchie de juillet, il plaide lors de procès politiques (notamment l'affaire des "Saisons" en 1839 où les accusés sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat). élu député du Jura en 1868, il siège dans l'opposition. Il est hostile, avec Gambetta et Thiers, à la déclaration de guerre contre l'Allemagne en 1870. En février 1871, il est élu président de la Chambre des députés jusqu’à sa démission en avril 1873. Il confiera le pouvoir à Thiers lors de l'insurrection de la commune, qu'il condamne. Il est président de la Chambre des députés à partir de 1876. Républicain modéré, il deviendra chargé de la direction du parti républicain à la mort de Thiers, en 1877. Il est une première fois candidat à l'élection présidentielle de 1873. Le 30 janvier 1879, le président Mac Mahon démissionne. Le jour-même, les parlementaires élisent Jules Grévy à la présidence de la République.

Sadi Carnot – (1887-1894)- Né le 11 août 1837 décès le 25 juin 1894, Marie-François-Sadi Carnot est né à Limoges. Il est le fils d'un avocat et homme politique Lazare Hippolyte Carnot, et le petit-fils de Lazare Carnot. Il est l'élève du lycée Condorcet puis de l'École Polytechnique (Promotion X1857) et enfin de l'École des Ponts et Chaussées dont il sort major en 1863. Après ses études, il devient ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874 le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy. Il est élu député de la Côte-d'Or en 1871, et occupe des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées, puis il est nommé préfet de la Seine-Inférieure. Sous-secrétaire d'État aux Travaux publics puis ministre des Travaux publics, il devient ministre des Finances en 1885. Le 3 décembre 1887 Sadi Carnot est élu Président de la République à la suite du retrait de la candidature de Jules Ferry. Son mandat est marqué par la crise boulangiste, le début des attentats anarchistes et l'affaire de Panama. Au Palais de l'Elysée, Sadi-Carnot fait construire la salle des fêtes. Le 12 décembre, il appelle Pierre Tirard à la présidence du Conseil. Juin 1894 Lors d'un déplacement à Lyon, le président Sadi-Carnot est assassiné par Jeronimo Caserio, anarchiste italien.

Jean Casimir-Perier – (1894 - 1895 ) né le 8 novembre 1847 , décès le 11 mars 1907 , Jean Casimir-Perier est le fils d'Auguste Casimir-Perier ,ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d'Adolphe Thiers, et le petit-fils de Casimir Perier, président du Conseil sous Louis-Philippe Ier. Il appartient à la grande bourgeoisie parisienne. Il étudie au lycée Condorcet. Après des études secondaires au lycée Bonaparte, il obtient une licence en droit et une licence de lettres. Capitaine de la 4e compagnie au 1er bataillon des mobiles de l'Aube, il se distingue au combat, est cité à l'ordre de l'armée et est fait chevalier de la Légion d'honneur. sous-secrétaire d'État à l'Instruction publique, aux Beaux-arts et aux Cultes (cabinet Dufaure). sous-secrétaire d'État à la Guerre (cabinet Ferry, présidence Grévy). président de la Chambre des députés. président du Conseil et ministre des Affaires étrangères (sous la présidence Sadi-Carnot). Il est élu président de la République à la suite de l'assassinat du président Sadi-Carnot. C'est sous son mandat que débute l'affaire Dreyfus.

Félix Faure – (1895 - 1899) né le 30 janvier 1841 décès le 16 février 1899, En 1863, Félix Faure est employé dans une maison de peausserie du Havre (Seine-Inférieure). En janvier 1867, devenu négociant en cuir, il fonde sa première société, « Félix Faure et Cie » : il est ainsi l'un des premiers à acheter des cargaisons avant leur accostage en Europe. Adjoint au maire de la ville du Havre de 1870 à 1873. il est élu député républicain modéré en 1881 et quatre fois réélu. Sous-secrétaire d'État au Commerce et aux Colonies du gouvernement Gambetta de novembre 1881 à janvier 1882, il a en charge la Marine comme sous-secrétaire d'État du gouvernement Ferry (septembre 1883 - mars 1885) puis du gouvernement Tirard en janvier-février 1888. Il est ministre de la Marine depuis le 30 mai 1894 quand, après la démission de Casimir-Perier, il est élu président de la République.

Émile Loubet – (1899 - 1906) né le 31 décembre 1838 décès le 20 décembre 1929, il étudie le droit, obtient son doctorat et s’inscrit au barreau de Montélimar, dont il devient maire et conseiller général. Républicain modéré, il est élu député de la Drôme le 20 février 1876. Il siège à gauche et fait partie des 363. Il demeure député jusqu’en janvier 1885, date à laquelle il est élu sénateur de la Drôme. Elu secrétaire en janvier 1887, il est rapporteur général du budget, à la commission des finances, lorsque, dans le premier ministère constitué après l’élection du président de la République Sadi Carnot, dans le cabinet de Pierre Tirard, il est chargé du portefeuille des Travaux publics. De retour au Palais du Luxembourg en avril 1888, il est appelé par le président Carnot à la présidence du Conseil, Ministre de l’intérieur dans le cabinet Ribot , Le 1er janvier 1896, après la démission de Challemel-Lacourt, il est brillamment élu président du Sénat, poste dans lequel il est confirmé jusqu’en 1899. Le 17 février 1899, il annonce à la Chambre haute la mort foudroyante du président de la République, Félix Faure. Les groupes républicains s’entendent le jour même pour proposer sa candidature à la présidence de la République. Le samedi 18 février 1899, les deux chambres, réunies en Assemblée nationale à Versailles, élisent Emile Loubet président de la République, par 483 voix contre 279 à Jules Méline. Décédé dans sa 91e année, Emile Loubet reste à ce jour le doyen des présidents français.

Armand Fallières – (1906 – 1913) né le 6 novembre 1841 décès le 22 juin 1931 Son père était géomètre-arpenteur, son grand-père forgeron. Après des études de droit, à Toulouse et Paris, Armand Fallières s’inscrit au barreau de Nérac dans son département du Lot-et-Garonne. Il y plaide quelques procès politiques : il défend notamment un groupe de jeunes gens qui avaient chanté la Marseillaise sur le passage d’une procession. Dès son installation comme avocat, il commence à s’intéresser aux affaires publiques et entame une longue carrière politique. D’abord locale, en étant élu maire de Nérac et conseiller général, puis nationale, en se faisant élire député du Lot-et-Garonne en 1876, à l’âge de 35 ans. A la Chambre des députés, Armand Fallières siège à gauche, parmi les membres du groupe de la gauche républicaine. Il fait partie des " 363 ", ceux qui, le 22 juin 1877, après la " crise du 16 mai " votent un ordre du jour de défiance au Duc de Broglie, nouveau président du Conseil nommé par Mac-Mahon. La Chambre est alors dissoute. Réélu aux élections d’octobre 1877, il s’affirme rapidement comme l’une des figures de la gauche. En mai 1880, il est appelé au Gouvernement. Il y restera pratiquement sans discontinuer pendant douze ans, jusqu’en 1892, en occupant principalement quatre portefeuilles, ceux de l’Intérieur, des Cultes, de l’Instruction publique (où il succède à Jules Ferry) et de la Justice. Treize ans plus tard, le 22 septembre 1900, Armand Fallières, récemment élu Président du Sénat présidera au Banquet des Maires de France, aux côtés du nouveau Président de la République, Emile Loubet, son prédécesseur à la présidence de la Haute Assemblée… et auquel il succédera à la Présidence de la République. Le 18 janvier 1906, à Versailles, Armand Fallières est élu Président de la République au premier tour de scrutin, par 449 voix contre 371 à Paul Doumer, président de la Chambre. Clémenceau et la plus grande partie des radicaux ont préféré cet homme modéré au radical Doumer (qui sera à son tour élu Président de la République le 13 juin 1931)

Raymond Poincaré- (1913-1920) né le 20 août 1860 , décès le 15 octobre 1934 Fils d’un ingénieur des Ponts-et-Chaussées nancéien, Raymond Poincaré commença ses études dans sa ville natale. C’est là qu’il assista, à l’âge de dix ans, à l’invasion des armées prussiennes, souvenir qui devait le marquer profondément. Après avoir achevé ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il entreprit des études de droit. Il devint avocat au barreau de Paris en 1880 et obtint en 1883 le titre de docteur en droit. Il entama parallèlement une carrière politique. Député (1887), puis sénateur (1903) de la Meuse, il se spécialisa au Parlement dans les questions financières. Rapporteur de la commission des finances au moment du scandale de Panama, et tandis que le discrédit frappait une large part de la classe politique, il allait connaître une promotion précoce aux responsabilités ministérielles. Il n’était âgé que de trente-deux ans, lorsqu’il fut nommé, en 1892, ministre de l’Instruction publique, sous l’étiquette progressiste. L’année suivante, il accéda au ministère-clef des finances qu’il devait occuper de nouveau à plusieurs reprises en 1895 et 1896. Durant l’affaire Dreyfus, il adopte une attitude prudente. Il fait d'abord partie de ceux qui souhaitent étouffer un scandale qu'ils jugent contraire à la raison d'État. Il se rallie finalement au camp dreyfusard, plus par légalisme que par conviction. Cela ne le rapproche pour autant pas de la gauche, avec laquelle il garde ses distances. Il ne soutient absolument pas la politique de Waldeck-Rousseau et encore moins celle d’Émile Combes. Il préfère ensuite le Sénat à la Chambre où il représente la Meuse entre 1903 et 1913 puis entre 1920 et 1934. Belle consécration, il est élu à l’Académie française en 1909, et est également professeur aux écoles HEI-HEP. il posa sa candidature à la présidence de la République et fut élu à la magistrature suprême en janvier 1913. Pendant la guerre, il devait incarner l’unité de la nation, appelant dès le mois d’août 1914 à « l’union sacrée » de tous les Français. Il quitta l’Élysée en 1920, auréolé d’un prestige largement dû à l’autorité dont il avait su faire preuve lors du règlement de la paix. Dès 1920, alors que son mandat n'est pas achevé, il se fait élire sénateur de la Meuse. Très vite, il accepte de redevenir président du conseil, à la place d'Aristide Briand qu'Alexandre Millerand, président nouvellement élu en 1920, a démis de ses fonctions, n’approuvant pas la façon dont il mène sa politique étrangère. Face à l’Allemagne qui refuse de payer les « réparations de guerre », il a recours à la force, faisant occuper la Ruhr ; mais sa politique de rigueur budgétaire le rend impopulaire et, en 1924, après la victoire du Cartel des gauches, il doit présenter sa démission, tout comme le président Millerand.On le rappelle en 1926 devant l’ampleur de la crise financière. Il forme alors un ministère d’union, en conservant Briand aux Affaires étrangères, et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal est remplacé par le franc Poincaré d’une valeur cinq fois moindre, dévaluation qui se borne à entériner le change réel. Malade et fatigué, il démissionne et se retire de la scène publique en 1929. Mort à Paris en 1934, il est inhumé à Nubécourt, dans son département natal.

Paul Deschanel - (1920 – 1920) né le 13 février 1855 , décès le 28 avril 1922 Il étudie au lycée Bonaparte, aujourd'hui Lycée Condorcet. Il rédige en 1872 une comédie, un article sur Rabelais paru dans la revue Bleu, un autre sur Diderot et Edgar Quinet dans Le Journal des Débats. Sa carrière politique commence alors que les républicains décident de nommer dans tout le pays de nouveaux fonctionnaires pour éradiquer toute possibilité de crise politique. En 1877, Émile Deshayes de Marcère, ministre de l'Intérieur, nomme de nouveaux sous-préfets : Paul Deschanel en fait partie, et officie à Dreux, puis à Brest et enfin à Meaux . député en 1885, il fut président de la Chambre à plusieurs reprises. Orateur parlementaire et littérateur, il a publié divers ouvrages, dont deux furent couronnés par l'Académie, et collaboré à divers journaux. Élu à l'Académie le 18 mai 1899, en remplacement d’Édouard Hervé, Ayant depuis longtemps manifesté l'intention de se présenter à la magistrature suprême, Paul Deschanel est élu président de la République le 17 janvier 1920. Au jour de son élection, il semblerait qu'il ait interpellé son principal et plus farouche rival, Georges Clemenceau (qui l'a quelques années auparavant battu en duel), en ces termes : « Vous avez gagné la guerre, nous gagnerons la paix. » Il reste dans l'Histoire pour les troubles mentaux qui le frappent durant son mandat, peut-être consécutifs à une grande fatigue émotionnelle, Au cours d'un voyage en train à destination de Montbrison, le 23 mai 1920, vers 23 h 15, s'étant penché par la fenêtre de son compartiment alors qu'il éprouve une sensation d'étouffement, Paul Deschanel chute accidentellement de la voiture. Heureusement, le convoi circule à ce moment-là à relativement faible allure (50 km/h) dans une zone de travaux à Mignerette (dans le Loiret, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Montargis).Tout ensanglanté- en dépit du caractère bénin de ses blessures - relativement hébété et vêtu de son seul pyjama, Paul Deschanel ne tarde pas à rencontrer André Radeau, ouvrier cheminot qui surveille la zone de travaux, et auquel il se présente comme étant le président de la République. L'image des hommes publics étant à l'époque encore peu diffusée dans la population, le cheminot se montre sceptique – pensant à première vue avoir affaire à un ivrogne – mais conduit néanmoins le voyageur accidenté jusqu’à une maison de garde-barrière toute proche, où le blessé est soigné et mis au lit par ses sauveteurs. Le garde-barrière, Gustave Dariot, impressionné par la dignité du blessé et la cohérence de ses explications, part pendant ce temps prévenir la gendarmerie de Corbeilles. Pour la petite histoire, la femme du garde-barrière aurait dit à des journalistes : « J'avais bien vu que c'était un monsieur : il avait les pieds propres ! ».La lenteur des communications entre les divers échelons fait que, malgré les faibles distances, le sous-préfet de Montargis, M. Lesueur, n'est prévenu par télégramme que vers 5 heures du matin. L'incident commence à avoir un retentissement certain lorsque l'on s'aperçoit, avant l'arrivée du train en gare de Roanne, vers 7 heures du matin, que le président de la République a disparu. La suite présidentielle (menée par Théodore Steeg (1868-1950), alors ministre de l'Intérieur) attendant sur le quai de la gare ne reste pas longtemps sans nouvelles. Une dépêche, envoyée par la gare de Montargis à celle de Saint-Germain-des-Fossés (Allier), dont le contenu explique succinctement le déroulement des évènements survenus dans la nuit, lui est rapidement transmise. 22 septembre Le président de la République française, huit mois après son élection, annonce sa démission au Parlement.

Alexandre Millerand- (1920-1924) né le 10 février 1859 , décès le 6 avril 1943 , Né d'un père négociant en draps installé dans le quartier du Sentier , Licencié en droit, il s'inscrit au barreau de Paris en 1881 et devient un avocat d'affaires important. Il entame parallèlement une carrière de journaliste - il collabore notamment au journal de Clemenceau, la Justice - et une carrière d'homme politique. Il entre en politique en 1884, devient conseiller municipal puis député de la Seine pour le parti radical-socialiste. Il représente le douzième arrondissement de Paris jusqu'en 1919. Il dessine les grandes lignes du programme du parti radical en 1896 il devient ministre du commerce et de l'industrie -, au sein du gouvernement Waldeck-Rousseau. Ses nouvelles tâches lui attirent les foudres de ses partisans, notamment de Jules Guesde et Rosa Luxemburg, qui lui reprochent de pactiser avec l'ennemi. L'année 1920 est celle de l'apogée de sa carrière politique : il est nommé président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, puis élu à la présidence de la République le 23 septembre, après la démission de Paul Deschanel, en obtenant de l'Assemblée nationale (le Sénat et la Chambre des députés réunis) 695 suffrages sur 892 voix . en 1924 il présente sa démission dans une lettre aux deux Chambres avec ces mots simples : « Monsieur le Président [du Sénat], j'ai l'honneur de vous présenter ma démission de Président de la République ».Dix mois plus tard, Alexandre Millerand est élu sénateur de la Seine puis de l'Orne jusqu'en avril 1943, date à laquelle il décède à son domicile, rue Mansart, à Versailles.

Gaston Doumergue- (1924-1931) né le 1er août 1863, décès le 18 juin 1937 d'une famille protestante. de la petite bourgeoisie. Son père était un propriétaire exploitant en Vaunage. Après une licence et un doctorat de droit à Paris, il s'inscrit en 1885 au barreau de Nîmes. en 1890 Gaston Doumergue est Substitut à Hanoi (Indochine) en 1893 il est Juge de paix à Alger, il revient en France à Aigues-Vives et présente sa candidature aux élections législatives de décembre 1893. De décembre 1893. Il est élu député radical de Nîmes, et réélu le 8 mai 1898 et le 27 avril 1902.Sous la présidence d'Émile Loubet, il est ministre des Colonies (7 juin 1902-18 janvier 1905) dans le gouvernement Combes. Il est ministre sans interruption de 1906 à 1910.Du 9 décembre 1913 au 8 juin 1914, il est président du Conseil, ministre des Affaires étrangères à la demande du président Poincaré. Et son élection à la présidence de la République le 13 juin 1924 (mandat achevé le 13 juin 1931). Après les événements sanglants du 6 février 1934, on le rappela comme président du Conseil pour former un gouvernement d'union nationale où se côtoyaient André Tardieu et Édouard Herriot. Affaibli par l'assassinat de Louis Barthou, le 9 octobre, et préféra démissionner peu après, le 8 novembre.
Paul Doumer – ( 1931-1932) Joseph Athanase Paul Doumer est né à Aurillac le 22 mars 1857 , assassiné le 7 mai 1932 à Paris . Coursier dès l'âge de 12 ans, puis ouvrier graveur, il devient bachelier grâce aux cours du soir du Conservatoire des Arts et métiers. il obtient une licence de mathématiques en 1877, et une licence en droit en 1878. Devenu professeur, il est en poste au collège de Mende, puis de Remiremont entre 1878 et 1883. Il rejoint ensuite l'Aisne où il exerce en tant que journaliste . En 1888, il devient député radical de Laon, puis d'Auxerre en 1891. Du 1er novembre 1895 au 23 avril 1896 il est ministre des finances dans le gouvernement de Léon Bourgeois, sous la présidence de Félix Faure. Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902, son élection à la présidence de la République le 13 mai 1931 (après sa candidature infructueuse de 1906). Il fut victime d'un attentat le 6 mai 1932 à Paris commis par un émigré russe : Paul Gorgulov qui l'assassina grâce à un pistolet Browning M1910 conservé au Musée de la Préfecture de Police. Il mourut des suites de ses blessures le 7 mai 1932 à 4 heures 37 du matin.

Albert Lebrun – ( 1932-1940) Albert François Lebrun est né le 29 aout 1871 , décès le 6 mars 1950 , Fils d'un agriculteur maire de son petit village, Albert Lebrun part faire ses études au lycée de Nancy. entre à l'École polytechnique (Promotion X 1890), dont il sort premier, avant d'entrer au corps des Mines et de sortir également premier de l'École des mines en 1896. il devient ingénieur du corps des Mines à Vesoul, puis à Nancy. En 1898 Albert Lebrun est Conseiller général du canton d'Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle). Elu député de Briey en 1900 , réélu de 1902 à 1919. 1906 Il est élu président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle (il l'est resté jusqu'à son élection à la présidence de la République). 1911/1913 Il est nommé ministre des Colonies, puis brièvement ministre de la Guerre (janvier 1913, sous la présidence d'Armand Fallières. 1913/1914 Il est à nouveau ministre des Colonies sous la présidence de Raymond Poincaré.1917/1918 Il est ministre du Blocus et des Régions libérées.1918/1919 Après l'armistice, il demeure ministre des Régions libérées.1920 Il est Sénateur de Meurthe-et-Moselle, il deviendra vice-président du sénat en 1926 puis président en 1931.10 mai 1932 Albert Lebrun est élu président de la République à la suite de l'assassinat de Paul Doumer, et réélu le 5 avril 1939. En mai 1940, avec Paul Reynaud, il est partisan du départ pour l'Afrique du Nord et est opposé à l'armistice. Il est cependant conduit, devant le courant majoritaire, à appeler le maréchal Pétain à la présidence du Conseil et le met en garde, en vain, contre l'influence néfaste de Pierre Laval. Il refuse de démissionner, obligeant ainsi Pétain à le contourner par le vote des pleins pouvoirs, qui l'écarte de fait du pouvoir. Il se retire alors à Vizille (Isère) chez son gendre, Jean Freysselinard. Placé en résidence surveillée par les Italien.

État français (1940 - 1944) puis Gouvernement provisoire de la République française (1944 - 1947)

Quatrième République (1946 - 1958)

Vincent Auriol – ( 1947-1954) né le 27 août 1884 , décès le 1er janvier 1966 , Fils de boulanger, licencié en droit en 1905, puis docteur en droit, il exerce la profession d'avocat à Toulouse, Député de Muret de 1914 à 1940, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928. De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés. Ministre des Finances pendant le gouvernement du Front populaire, hostile aux accords de Munich, il est l'un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. En 1945 il est nommé ministre d'État par de Gaulle. En 1946, Vincent Auriol devient président de la première, puis de la seconde Assemblée constituante. L’année suivante, il devient le premier président de la IVe République, fonction qu'il occupe jusqu'au 16 janvier 1954, fin de son septennat à l'issue duquel il ne se représente pas. En 1959, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais il cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l'interprétation outrageusement restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu'a le général de Gaulle : plusieurs lois, dont la loi Debré sur l'enseignement scolaire, ont été votées sans que le Conseil constitutionnel soit consulté. « Cette désinvolture à l'égard de la souveraineté nationale et de notre charte fondamentale oriente le régime constitutionnel de 1958 vers un système de pouvoir personnel et arbitraire en opposition avec les principes et les règles essentiels de la démocratie. » Vincent Auriol revient le 6 novembre 1962 pour voter sur la constitutionnalité de la loi référendaire modifiant le mode d'élection du président de la République. Son ultime acte politique est d'appeler à voter pour François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de décembre 1965.

René Coty (1954-1959) René Jules Gustave Coty, né le 20 mars 1882 , décès le 22 novembre 1962, Études de droit, lettres, philosophie. Spécialisé en droit maritime et commercial. Avocat inscrit au barreau du Havre, il y plaide également au civil et au pénal. Fondateur d'un cercle littéraire en 1905 : le Cercle Vallonges. Laïque et démocrate, il s'inscrit dans la ligne de Gambetta, Jules Ferry et Waldeck-Rousseau. Conseiller d'arrondissement radical-socialiste en 1907 et conseiller municipal du Havre en 1908. Avocat du syndicaliste Jules Durand en 1910 dans une affaire qui inspira Salacrou dans Boulevard Durand. Conseiller général de Seine-Inférieure dès 1913.Engagé volontaire comme homme de troupe lors de la Première Guerre mondiale au 129e Régiment d'infanterie, il participe à la bataille de Verdun avec l'ensemble de la division Mangin. Député depuis 1923, il succède à Jules Siegfried cependant qu'il s'éloigne du parti radical pour se rapprocher de l'Union républicaine et se joint au groupe des républicains de gauche. Il est sous-secrétaire d'État à l'Intérieur du 13 au 23 décembre 1930 dans le cabinet Théodore Steeg. Sénateur depuis 1936, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940 puis se tient à l'écart de la vie publique. Après 1945, il est député de l’Assemblée nationale constituante puis de la première Assemblée nationale, avant d’être appelé par Robert Schuman au ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. L’année suivante, il est élu au Conseil de la République. Le 23 décembre 1953, à soixante-et-onze ans, René Coty devient le second président de la IVe République, au terme d’un scrutin “marathon”. Le climat de “marchandage” entre les partis est tel qu’il a fallu treize tours pour départager les votants En décembre 1958, il renonce à se représenter à la magistrature suprême. Le 8 janvier 1959, il accueille sur le perron de l’Elysée son successeur, le général de Gaulle.

Cinquième République (depuis 1958)

Charles de Gaulle ( 1959-1969) Né à Lille le 22 novembre 1890, et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) Par son père, issu d'une famille de fausse noblesse, Charles de Gaulle est d'origine nordiste de par sa famille maternelle (les Maillot). D'après les travaux de la famille de Gaulle, en particulier ceux du grand-père paternel du Général, les de Gaulle seraient une très ancienne famille de noblesse d'épée française, ce qui n'est cependant reconnu par aucun nobiliaire français. L’ancêtre probable le plus ancien du général de Gaulle serait, selon ces travaux, Richard de Gaulle, écuyer du roi Philippe Auguste qui le dota d'un fief à Elbeuf-en-Bray, Normandie, en 1210. On trouve trace vers 1420 d'un Jehan de Gaulle qui, après le désastre d’Azincourt, résista pendant près de deux ans aux Anglais à Vire, dans l'ouest de la Normandie, avant de devoir s’exiler en Bourgogne. Né à Lille le 22 novembre 1890 au sein d'une famille catholique et patriote. Résidant à Paris, il y commence ses études et s'oriente vers la carrière militaire car pour lui l'Armée est "une des plus grandes choses du monde». Son père, Henri de Gaulle, professeur de lettres, mathématiques et histoire, a eu une grande influence sur lui. Les Assomptionnistes, pour ses études primaires, puis les Jésuites (au collège de l'Immaculée Conception rue de Vaugirard à Paris, et au collège du Sacré cœur d'Antoing en Belgique) donnent au jeune Charles une solide culture générale et humaniste. Il subit aussi l'influence de Péguy, Barrès et Bergson. Si Henri de Gaulle se dit "monarchiste de regret", si on peut lire chez lui L'Action française de Maurras, ses enfants ne remettent pas en cause la République. Lors de l'affaire Dreyfus, convaincu de l'innocence du capitaine accusé de trahison, Henri de Gaulle exprime des opinions dreyfusardes, assez rares dans son milieu. Charles opte pour la carrière des armes. Après une année de préparation au collège Stanislas à Paris, il est reçu en 1909 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, au 119ème rang sur 221 (promotion Fès). Il a comme condisciple le futur maréchal Juin. Les élèves doivent avant tout connaître la troupe. C'est l'infanterie que de Gaulle choisit, la jugeant plus "militaire", car plus directement exposée au feu en temps de guerre. Pour son année de troupe, il est détaché comme élève officier au 33ème régiment d'infanterie d'Arras commandé alors par le colonel Pétain. À sa sortie de Saint-Cyr, en 1912, au 13ème rang, il choisit pour affectation ce même 33ème régiment d'Arras. Officier instructeur et d’active de 1919 à 1940, il développe, à travers une série d'ouvrages, ses théories militaires sur la nécessité d'un corps de blindés et la création d'une armée de métier. A la tête de ses chars, le colonel de Gaulle prend part à la campagne de France de mai-juin 1940. Promu général de brigade, il est nommé le 6 juin 1940, sous-secrétaire d'Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud. Alors que le maréchal Pétain demande aux Français de "cesser le combat" et négocie avec l'ennemi un armistice, le général de Gaulle lance le 18 juin 1940, depuis Londres, sur les ondes de la BBC, son plus célèbre appel. Il y exhorte les Français à continuer le combat car "la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre". La France libre est née. Le général de Gaulle entend maintenir la France dans la guerre aux côtés des Alliés, et ce, sur tous les fronts avec les Forces Françaises Libres (FFL). Il parvient progressivement à rallier sous son autorité les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés. À la Libération, président du gouvernement provisoire, il restaure la République et pose les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, le général de Gaulle démissionne du gouvernement en janvier 1946. Hostile à la IVème République, ce "régime des partis", il fonde alors en 1947 un rassemblement - le RPF - qui mène un combat pour de nouvelles institutions. Malgré le succès foudroyant des débuts, le Rassemblement du Peuple Français décline à partir de 1953. Le général de Gaulle entame alors sa "traversée du désert". Retiré à Colombey-les-deux-Eglises, il écrit ses Mémoires de guerre. L'incapacité de la IVème République à résoudre le conflit algérien précipite le retour au pouvoir du général de Gaulle à partir de mai 1958. le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dote la France d'une nouvelle Constitution, la Cinquième République est née. Il devient le premier Président de la Vème République en décembre 1958 et est réélu en 1965 cette fois au terme d'une élection au suffrage universel direct. Il propose, en avril 1969, un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Le "non" l'emporte: le général de Gaulle remet alors immédiatement sa démission. Il se retire définitivement de la vie politique. Le 9 novembre 1970, Charles de Gaulle s'éteint à Colombey-les-Deux-Eglises où il est enterré.

Georges Pompidou ( 1969-1974) - Georges Pompidou est né le 5 juillet 1911 à Montboudif décès le 2 avril 1974 à Paris, de parents instituteurs. Son père exerça d'abord son métier dans le Cantal et devint plus tard professeur d'espagnol, à Albi où le futur Président fit toutes ses études jusqu'au baccalauréat, obtenant un premier prix au concours général de version grecque. Il restera très attaché au pays d'origine de sa famille et se référera constamment aux valeurs de l'école républicaine : "droiture et travail ; respect du mérite et des vertus de l'esprit". Il vint ensuite préparer l'Ecole Normale Supérieure au Lycée Louis-le-Grand à Paris et réussit le concours en 1931. Il se créa alors beaucoup d'amitiés qui compteront fortement dans sa vie, notamment avec Leopold Sedar Senghor qui fut plus tard le premier - et prestigieux - Président de la République du Sénégal. Ses goûts, déjà anciens pour la littérature et plus particulièrement la poésie - dont il publiera en 1961 une Anthologie, précédée d'une longue préface explicitant avec brio ses préférences - et plus nouveaux pour les arts, s'épanouirent alors. Premier à l'agrégation des lettres en 1934 et diplômé de l'Ecole libre des Sciences Politiques, il enseignera trois ans à Marseille puis à Paris. Puis vint la rencontre avec le Général de Gaulle: il entre au cabinet du chef du gouvernement provisoire en septembre 1944. Très vite, il devient l'un de ses plus proches collaborateurs. Et le Général quittant le pouvoir en 1946, il entre au Conseil d'Etat mais poursuit sa collaboration auprès de lui en 1947, secrétaire général du comité d'études que celui-ci suscite pour préparer les réformes à introduire lors d'un futur retour au pouvoir ; de 1948 à 1953, chef de cabinet du Général. Puis Georges Pompidou se tourne pour quelques années vers la vie économique et l'entreprise, expérience qui sera déterminante pour l'organisation de l'essor économique de la France lorsqu'il en aura plus tard la responsabilité. Il est nommé, en mars 1959, au Conseil constitutionnel, où il siège jusqu'en 1962, Après le référendum d'avril 1962 approuvant les accords d'Évian, il est nommé Premier ministre le 14 avril 1962. C'est un quasi-inconnu que nomme le général de Gaulle pour succéder à Michel Debré. Le 28 octobre 1962, le succès du référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République renforce la position de De Gaulle. Le choix de ne pas passer par l'article 89 de la Constitution qui prévoit les procédures de révision constitutionnelle conduit l'ensemble des partis, hormis la majorité gaulliste, à voter une motion de censure le 5 octobre 1962 contre le gouvernement. Pompidou présente alors sa démission, refusée par de Gaulle, qui préfère dissoudre l'Assemblée nationale le 10 octobre. Jusqu'au référendum. Les élections législatives anticipées qui font suite à la dissolution et au référendum, 18 et 25 novembre, marquent une importante victoire pour la majorité, avec 233 sièges sur 482 pour les gaullistes de l'UNR-UDT et 35 pour leurs alliés Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, représentants de la tendance libérale (au sens économique). Pompidou forme alors son deuxième gouvernement, les 28 novembres, qui durera jusqu’en avril 1969.Le projet de régionalisation et de réforme du Sénat fut rejeté par le peuple français. Une nouvelle élection présidentielle s'ouvrit le 15 juin 1969, Georges Pompidou fut élu au deuxième tour avec plus de 11 millions de voix (58,2 % des suffrages exprimés) contre moins de 8 millions à Alain Poher. mandat présidentiel s'interrompit brutalement le 2 avril 1974, après quatre ans et neuf mois seulement.

Valéry Giscard d'Estaing ( 1974-1981) né le 2 février 1926 à Coblence (Allemagne) Valéry René Marie Georges Giscard d’Estaing naît en Allemagne, où son père est en poste en Rhénanie occupée par les forces françaises. Il est le fils d’Edmond Giscard (1894-1982), devenu Giscard d'Estaing, inspecteur des Finances, membre de l'Institut de France, grand officier de la Légion d’Honneur, et de May Bardoux (1901-2003). Celle-ci était la fille du député Jacques Bardoux, et la petite-fille d'Agénor Bardoux, ministre de l'Instruction publique, vice-président du Sénat. Valéry Giscard d’Estaing fait ses études à l’école Gerson, puis au lycée Janson-de-Sailly et au lycée Louis-le-Grand à Paris, ainsi qu'au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand au début de l'Occupation. Il décroche son double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires à 15 ans. Il s'engage, à 18 ans, dans la 1re armée et combat en France et en Allemagne, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre. Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il entre à l'École polytechnique (promotion 1944). Son entrée à l'École nationale d'administration (ENA, promotion Europe) est facilitée par le décret du 19 juillet 1948 — au moment où il achève sa scolarité à l'École polytechnique — qui permet à un polytechnicien par promotion de rentrer à l'ENA sans passer le concours d'entrée ; il en sort dans la « botte » et entre à l'Inspection générale des Finances en 1952, où il rejoint son père. De juin à décembre 1954, Valéry Giscard d'Estaing, alors âgé de 29 ans, est nommé directeur adjoint au cabinet du président du conseil Edgar Faure. En 1956, il se met en disponibilité de son administration après son accès à la députation du Puy-de-Dôme, département dont son arrière-grand-père, Agénor Bardoux, au XIXe siècle et son grand-père, Jacques Bardoux, au XXe siècle, furent longtemps les députés. Il est nommé, la même année, membre de la délégation française à la XIe session de l'Assemblée générale des Nations unies. Il accède en 1958 au mandat de conseiller général du canton de Rochefort-Montagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 1974. Dès janvier 1959, Valéry Giscard d'Estaing accède aux fonctions de secrétaire d'État aux Finances puis, le 19 janvier 1962, sur proposition du Premier ministre Michel Debré, le président de la République, le général de Gaulle, le nomme ministre des Finances et des Affaires économiques. Il conserve ce poste sous le gouvernement Pompidou, mais il devient vite impopulaire et, après la réélection du général de Gaulle, celui-ci décide, le 8 janvier 1966, de le remplacer par Michel Debré. Valéry Giscard d'Estaing réintègre l'Inspection générale des Finances de 1966 à 1967 et se fait élire à la mairie de Chamalières. Il fonde dans le même temps la Fédération nationale des républicains indépendants (FNRI) en proclamant : « Nous sommes l'élément centriste et européen de la majorité ». À ce titre il soutient en 1969 la candidature de la Grande-Bretagne à l'adhésion la Communauté économique européenne. Il préside ensuite la commission des Finances, de l'Économie générale et du Plan de l'Assemblée nationale. Georges Pompidou lui confie le ministère de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), poste qu'il conserve sous Pierre Messmer (1972-1974). Notamment, il lance l'emprunt Giscard. Il est, dans le même temps, depuis 1967, maire de la commune de Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, fonction qu'il assure jusqu'en 1974.Après le décès de Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d'Estaing annonce sa candidature à l'élection présidentielle depuis la mairie de Chamalières. Soutenu par les Républicains indépendants et par une partie de l'UDR, notamment Jacques Chirac, il parvient à distancer l'ancien Premier ministre gaulliste Jacques Chaban-Delmas au premier tour, avec 32,6 % des voix. Entre les deux tours, le débat qui l'oppose à François Mitterrand lui donne un avantage décisif, la phrase « Vous n'avez pas le monopole du cœur » ayant marqué tous les esprits. Giscard d'Estaing est élu avec 50,81 % des suffrages le 19 mai 1974, devenant ainsi le troisième président de la Ve République et le plus jeune, à l'âge de 48 ans. 

François Mitterrand (1981-1995) né le 26 octobre 1916 à Jarnac et décédé le 8 janvier 1996 à Paris, François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né le 26 octobre 1916 dans la ville charentaise de Jarnac. Issu d'une famille bourgeoise catholique et conservatrice de Charente. Son père, Joseph, était ingénieur de la Compagnie Paris Orléans, puis devint industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Sa mère, Yvonne Lorrain, est issue d'une famille républicaine ; son grand-père Jules Lorrain fut conseiller municipal de Jarnac à plusieurs reprises. Il obtient son baccalauréat en 1934 et décide de faire des études de droit à la Faculté de Droit de Paris. Tout en étudiant le droit, il s'inscrit à l'École libre des sciences politiques. En 1937, il obtient son diplôme de l'École libre des sciences politiques et s'inscrit pour le Service militaire dans l'infanterie coloniale. Il y rencontre son grand ami, Georges Dayan (juif et socialiste) après l'avoir sauvé d'agressions d'antisémites de l'Action française et devient son meilleur ami[7]. En septembre, il est incorporé pour son service militaire dans le 23e régiment d'infanterie coloniale.
En septembre 1939, à l'engagement de la France Seconde Guerre mondiale, alors qu'il termine ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent chef, à proximité de Montmédy au 23e régiment d'infanterie coloniale 7e compagnie du capitaine Xavier Louis. En mai 1940, quelques jours avant l'invasion allemande, il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais, elle rompra en janvier 1942). Elu député de la Nièvre en novembre 1946, il assuma des responsabilités ministérielles tout au long des dix premières années de la IVème République. Ministre de la France d'outre-mer et partisan résolu de la décolonisation, il mit fin aux tensions qui menaçaient la cohésion de plusieurs territoires et noua, avec les leaders africains, des relations personnelles et durables. Démissionnaire en 1953, à la suite de la déposition du sultan du Maroc, il réintégra le gouvernement l'année suivante et fut ministre de l'intérieur dans le cabinet Mendès-France (1954-1955), puis garde des sceaux dans le cabinet Guy Mollet (1956): ce furent ses dernières fonctions ministérielles ; il refusa celles qu'on lui offrait dans les derniers cabinets de la IVème République, dont il désapprouvait la politique algérienne. En 1958, François Mitterrand dénonça le "coup d'Etat" qui avait porté le général de Gaulle au pouvoir et prit position contre les institutions de la Vème République. Il y perdit son siège de député, qu'il retrouva dès 1962 après un bref passage au Sénat. Elu maire de Château-Chinon en 1959 et président du conseil général de la Nièvre en 1964, il attendit, dans sa retraite du Morvan, l'occasion de revenir sur la scène nationale. La révision de 1962, qui institue l'élection du Président de la République au suffrage universel, le trouva prêt à relever le défi. Candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle de 1965, il mit le général de Gaulle en ballottage et recueillit près de 45% des suffrages au second tour. François Mitterrand s'imposa définitivement comme le candidat de la gauche unie. Il manqua de peu l'élection de 1974, mais fut élu Président de la République en 1981 et facilement réélu en 1988. François Mitterrand meurt le 8 janvier 1996 de son cancer de la prostate dans son appartement de fonction du 9 avenue Frédéric-Le-Play à Paris.


 Jacques Chirac (1995-2007) Jacques René Chirac , né le 29 novembre 1932, à Paris 5e, fils d'Abel François Chirac (1898 - 1968), administrateur d'une filiale de la société aéronautique SNCAN et de Marie-Louise Valette (1902 - 1973) Jacques, élevé en enfant unique commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole en Corrèze de 1940 à 1943 avant de les poursuivre en région parisienne, tout d'abord au lycée Hoche de Versailles pendant un an, puis au lycée Carnot et enfin au lycée Louis-le-Grand. Après son bac, obtenu en 1950 section mathématiques élémentaires , il fait une année en « hypotaupe » (mathématiques supérieures, première année de classe préparatoire scientifique). Il intègre, en septembre 1951, l'Institut d'études politiques de Paris  il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L'Humanité rue de Vaugirard, diplômé de la Summer  school de Harvard en 1952, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire, et est classé huitième à l'École de la Cavalerie ( les blindés) de Saumur . On lui refuse cependant le grade d'officier (il est affecté tout d'abord comme soldat de deuxième classe dans un régiment en Bretagne) en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille de sa femme Chodron de Courcel  (le général Kœnig) pour l'obtenir. Il en sort donc finalement comme sous-lieutenant de cavalerie. il se porte volontaire pour la guerre d’Algérie il est affecté, à partir du 1er avril 1956, au 11e puis 6e régiment de chasseurs d'Afrique, en poste à Souk-el-Arba dans le département de Tlemcen  il est blessé au visage, puis promu lieutenant au début de l'année 1957. Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Partisan de l'Algérie française .  Elève de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Promotion Vauban (1957-1959)  il dit qu'en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce qu'il faisait ». nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'IEP. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement de Georges Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre dont il devient rapidement un fidèle partisan et collaborateur. Un an plus tard, il retourne à la Cour des comptes en tant que conseiller référendaire, mais ne tarde pas à s'engager en politique.
En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu'il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel à l'opposition lors des élections législatives de 1967. Il est alors le fer de lance de l'opération dite des « Jeunes loups », à savoir l'alignement par le Premier ministre et les gaullistes de jeunes candidats prometteurs pour remporter des bastions traditionnels de la gauche dans le centre et l'ouest de la France.Mars 1967 Elu député de la Corrèze dans la circonscription d’Ussel, inscrit au groupe parlementaire Union des démocrates Ve République. Puis réélu député Union pour la défense de la République (UDR) en juin 1968 et député Union des Républicains de progrès (URP-UDR) en mars 1973. A chaque fois, il renonce à son mandat pour exercer des fonctions ministérielles. Avril 1967 - mai 1967 Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales chargé des problèmes de l’emploi du quatrième gouvernement Pompidou. Mars 1968 - juin 1988 Conseiller général de la Corrèze, canton de Meymac. Juillet 1968 - janvier 1971 Secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances des gouvernements Couve de Murville puis Chaban-Delmas. Mars 1970 - mars 1979 Président du Conseil général de la Corrèze.Janvier 1971 - juillet 1972 Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement (gouvernement Chaban-Delmas). Juillet 1972 - février 1974 Ministre de l’Agriculture et du développement rural des deux gouvernements Messmer. Novembre 1973 Elu conseiller régional du Limousin. Mars 1974 - mai 1974 Ministre de l’Intérieur du troisième gouvernement Messmer. Mai 1974 Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing. Il démissionne en août 1976. Décembre 1974 - juin 1975: Secrétaire général de l’Union des démocrates pour la République. Novembre 1976 Réélu député UDR de la Corrèze, circonscription d’Ussel. Décembre 1976 - novembre 1994 Fondateur et président du Rassemblement pour la République (RPR). Mars 1977 - juin 1995 Conseiller de Paris (Union pour Paris) dans le 5e arrondissement. Mars 1977 - mai 1995 Maire de Paris. Mars 1978 Réélu député RPR de la Corrèze, circonscription d’Ussel. Il est de nouveau réélu en 1981. Juin 1979 Elu député européen, en tête de la liste Défense des intérêts de la France en Europe. Il démissionne en mai 1980 en vertu de la règle dite "du tourniquet". Mars 1986: réélu député RPR de Corrèze, il démissionne de son mandat pour exercer les fonctions de Premier ministre de François Mitterrand. Mars 1986 - avril 1988: Premier ministre de François Mitterrand. 9 mai 1988 Pour la deuxième fois, Jacques Chirac est battu à la présidentielle. Juin 1988 - mai 1995 Il est élu député RPR de la Corrèze et réélu en mars 1993. Juin 1993 A la retraite de la Cour des comptes. Mai 1995 Elu président de la République.5 mai 2002 Il est réélu président de la République. Au deuxième tour, près de 82% des Français ont voté pour lui, contre 18 à son rival du Front national, Jean-Marie Le Pen.


Nicolas Sarkozy (Depuis  2007 ) Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement) fils d'Andrée Mallah et de Paul Sarközy de Nagy-Bocsa,  issu par son père d'une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'empereur Ferdinand II de Habsbourg, était donc Pál Istvan Ernö Sárközy de Bócsa , À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre, en 1949, Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse le 8 février 1950 à Paris (17e). Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle, marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née à Lyon en 1891, issue d'une famille savoyarde devenue française en 1860. Elle devient avocat au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Élève du lycée Chaptal (8e arrondissement), qu'il quitte pour cours Saint-Louis de Monceau situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s'installe à Neuilly-sur-Seine. Etudiant à l'université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire à la base aérienne 117 (quartier Balard), dans le 15e arrondissement de Paris. Il appartient alors au Groupe rapide d'intervention chargé du nettoyage. Il obtient, en février 1980, un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969. En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère. Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico et également nièce d'Achille Peretti alors maire de Neuilly-sur-Seine, ville dont il deviendra lui-même maire en 1983. Son témoin de mariage est le sénateur gaulliste Charles Pasqua. Deux fils naissent de cette union, Pierre (né en 1985) qui sera producteur de rap sous le pseudonyme de Mosey et et Jean (né en 1986) qui suivra le même chemin que son père. Nicolas Sarkozy adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974, où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas à la présidence de la République. L'année suivante, il devient délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine et en 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua. Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977.Il devient président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de Jacques Chirac en 1980. En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine, à 28 ans, succédant ainsi à Achille Peretti, décédé d'un arrêt cardiaque lors d'une réception officielle.( poste qu'il occupera jusqu'en 2002). Elu député en 1988, il a occupé différentes fonctions au gouvernement : Ministre du Budget (1993-1995), de la Communication (1994-1995), Porte-parole du gouvernement (1993-1995). Il est nommé le 7 mai 2002 ministre de l'Intérieur du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre après la réélection de Jacques Chirac. En 2004, il devient ministre d'Etat, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Elu président de l'UMP le 28 novembre 2004, il a été par ailleurs président du conseil général. des Hauts-de-Seine. Nicolas Sarkozy rend publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale, réalisée le 29 novembre 2006. Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy, seul candidat à l'investiture, est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98,09 % des votants et un taux de participation de 69,06 % des adhérents, durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes. Le 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d'État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne » ; François Baroin prend sa succession place Beauvau. Conformément à ce qu'annonçaient les sondages, Nicolas Sarkozy arrive en tête du premier tour de scrutin, le 22 avril 2007, avec 31,18 % des suffrages exprimés, soit le record absolu en nombre de voix pour un candidat de la droite républicaine. Viennent ensuite la candidate socialiste Ségolène Royal (25,87 %) et le centriste François Bayrou (18,57 %). Après le traditionnel débat de l'entre-deux-tours, il est élu président de la République le 6 mai 2007, avec 53,06 % des suffrages (18 983 138 voix) face à Ségolène Royal (46,94 %, soit 16 790 440 voix).séparé de sa première femme et puis la seconde femme Cécilia Ciganer-Albéniz, Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy fait la connaissance de la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni, lors d'un dîner au domicile de Jacques Séguéla. Leur mariage civil est célébré le 2 février 2008 au palais de l'Élysée par le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel .